Un forum de RP basé sur Dragon Ball, le manga d'Akira Toriyama, dans un monde où nos héros ne sont jamais nés...
 

Arsinoë Astéria ~ Mon nom est synonyme de malédiction |Finit|

 :: Gestion du RP :: Fiches de personnage :: Personnages validés Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Jeu 30 Nov - 23:46
Arsinoë Astéria
Messages : 20
Date d'inscription : 30/11/2017

Feuille de personnage
XP: 0
Power Level: 2000
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
Arsinoë Astéria

Âge : 17 ans...
Sexe : Féminin
Taille : 1m65
Poids : 55kg
Race : Zélodienne
Planète d'origine : Zélod III
▬ ft. personnage de série : Imaizumi Kagerou, de Touhou

Physique

« Tu est bien trop mignonne pour ton propre bien. »

Cette phrase, le père d'Arsinoë la lui a souvent dite. Et il est clair que la demoiselle est loin d'être repoussante, de l'avis de son entourage... Enfin, si l'on ne parle que du physique. Et ça tombe bien, parce-que c'est précisément le sujet de cette rubrique.

Si l'on s'en tenait à une description purement verbale, Arsinoë aurait l'air d'une personne tout ce qu'il y a de plus classique pour une habitante de Zélod III. De taille moyenne, peut-être un poil en dessous, elle présente un physique plutôt normal : Pas de graisse superflue, pas de musculature particulièrement développée, elle n'est cependant pas vraiment maigre non plus. Elle aurait même tendance à se trouver une poitrine trop volumineuse, et c'est sans doute la raison pour laquelle elle préfère les vêtements amples. Un visage rond, éclairé des deux billes incandescentes que constituent ses yeux, des lèvres fines promptes au sourire... Le tout encadré de longs rubans de cheveux bruns tombant jusqu'à ses genoux, et surmonté de deux oreilles pelucheuses à l'intérieur crémeux. Dans le prolongement de sa colonne vertébrale, une longue queue touffue du même brun que celui de sa chevelure.

Rien d'extraordinaire, me direz-vous... Alors pourquoi attirer autant d'attention ?

Peut-être cela tien-t-il simplement du fait que son regard semble exprimer une telle innocence, ou encore son air juvénile qui pousse à la prendre en sympathie... Il se dégage de la démarche de la demoiselle un genre de grâce aérienne. Aucun de ses mouvements n'est lourd ou encombré, elle semble à l'aise peu importe les circonstances... Elle a ce petit quelque chose qui rend les personnages attachants. Enfin, c'est ce que se disent la plupart des gens, car l'attrait qu'ils éprouvent pour la Zélodienne est difficilement explicable.

En effet, la jeune femme ne cherche pas vraiment à se mettre en valeur par quelque artifice ou maquillage. Naturelle, elle a même plutôt tendance à dissimuler ses formes sous des vêtements exagérément amples et des couches de tissus informes. Et le fait qu'elle vienne d'une portion de Zélod III particulièrement fraîche ne joue qu'à moitié dans ses choix vestimentaires. Robes longues, tuniques trois tailles trop grandes pour elle, il est difficile de se faire une idée claire de son corps au premier coup d’œil.

Alors, pourquoi éprouver autant d'attachement pour cette petite bouille ?

Caractère

Cela tiendrait-il de son caractère ? Et bien analysons celui-ci, et essayons de voir s'il y est pour quelque chose...

Arsinoë est une personne étonnamment ambivalente. Elle ne semble pourtant pas d'un abord difficile. Souriante et ouverte, elle ne cache pas ses sentiments et ne cherche pas à faire des mystères sur sa personne.

Curieuse de nature, elle ne peut pas s'empêcher de fourrer son nez partout, et souvent là où il ne faut pas. La subtilité étant qu'elle a les moyens de satisfaire sa curiosité, ce qui l'a souvent amenée à apprendre des choses qu'elle n'aurait pas dû savoir. Et comme elle est du genre impulsive et qu'elle ne réfléchit pas souvent avant de parler, il arrive souvent que son entourage la fuie pour éviter qu'elle ne découvre quelque secret gênant.

De fait, Arsinoë fait parti de ces personnes qui se sentent seules malgré de nombreuses tentatives de relations sociales. Là où cela se complique, c'est que ces relations ont souvent tendance à dégénérer lorsqu'elle fréquente trop longtemps une personne, ce qui la pousse à plus de méfiance qu'elle ne le voudrait. Et cela tient à plusieurs raisons... que nous aborderons plus tard.

Le fait est que la demoiselle ne se sent plus à l'aise depuis longtemps avec les relations durables, ce qui l'a conduite à une philosophie très particulière : profiter de l'instant présent, et passer rapidement à la suite. Un genre d'éternelle fuite en avant de l'avis de certains, mais parfaitement justifiée, et vous comprendrez pourquoi lorsque vous lirez sa biographie.

En réalité, Arsinoë souffre beaucoup de cette situation. C'est à la recherche de stabilité qu'elle s'est lancée dans son périple, et c'est également dans cette recherche de stabilité qu'elle a développé son passe-temps favoris : La couture. Le tissu n'est pas sensible à son charme, et si elle se pique avec ses aiguilles, cela fait toujours moins mal que de savoir que peu importe à quel point la personne en face semble vous apprécier, ce sentiment sera toujours factice. Alors elle couds. Des vêtements, des peluches, des accessoires utiles comme des sacs ou des foulards... Une activité à laquelle elle consacre une grosse partie de son temps, d'aussi loin qu'elle se souvienne. D'ailleurs, elle ne porte que des vêtements qu'elle a elle-même confectionnés. Comme dit, on n'est jamais mieux servi que par soi-même.

De fait, la demoiselle fait preuve d'une certaine indépendance d'esprit. Elle n'aime pas être un fardeau pour les autres, aussi se sert-elle de ses talents de couturière pour gagner sa vie. Acheter les tissus brutes, les façonner et revendre le produit finit lui permet de gagner suffisamment pour pourvoir à ses besoins. Et ça tombe bien, parce-qu'elle n'est pas excessivement exigeante. Son seul souci étant d'assurer sa sécurité... Mais pour cela, elle n'a pas trouvé de meilleur solution que de voyager. Pour elle, rester statique est synonyme de danger car cela implique de fréquenter des gens sur du plus ou moins long terme.

Si, aux yeux de certains, cette errance peut sembler dépourvue de sens, il n'en est rien. Arsinoë est à la recherche de quelqu'un qui saura résister à son charme. Elle est à la recherche de quelqu'un de suffisamment fort pour supporter ses particularités, qui ne cherchera pas à la fuir ou à lui faire du mal. Elle est à la recherche d'une relation normale. Et ce ne sera pas une mince affaire de la trouver.

Pour résumer, Arsinoë peut donner l'impression d'une personne simple, mais si l'on gratte un peu on découvre une personne pleine de contradictions, qui a peur de s'attacher aux gens... Alors, cela suffit-il à la rendre aussi attachante qu'elle ne semble l'être ?

Si seulement les choses étaient aussi simples...

Histoire

« Je suis née dans un village des montagnes Zélodiennes. Nous n'étions pas dans le grand nord, mais la température restait très basse toute l'année, d'autant que nous habitions à une altitude élevée. Mon père, Amos, était éleveur. Il passait le plus clair de son temps dans ses champs enneigés à s'occuper de ses bêtes, une espèce d'équidé à la fourrure épaisse adaptée aux milieux particulièrement froids. Ma mère, Briséis, était tisserande et apportait par son commerce les denrées alimentaires premières, tel les légumes et les céréales, que nous ne pouvions pas produire. Les activités de mes parents étaient donc particulièrement complémentaires, puisque la laisse des bêtes de mon père servait à ma mère dans la confection de ses tissus. Nous n'étions peut-être pas riches, mais nous avions largement de quoi vivre, et cela suffisait à notre bonheur. »

_________________

- Je ne comprend vraiment pas pourquoi elle refuse de dormir...

La zélodienne tenait sa fille entre les bras, qui manifestement résistait farouchement à son envie de dormir. Elle fermait les yeux, souvent, baillait à s'en décrocher les mâchoires, mais dès qu'elle faisait mine de s'endormir elle avait un sursaut et se mettait à pleurer de plus belle. Sa mère était désemparée. Son mari, assis sur un fauteuil non loin, servait une nouvelle tasse de thé pour sa femme et pour lui-même.

- Si tu veux je prendrais le relais après mon thé, tu va avoir besoin de te reposer toi aussi.

Ramenant le bébé contre son sein, Briséis s'installa dans un rockingchair et entreprit de se balancer doucement, essayant tant bien que mal de calmer la petite. Arsinoë était totalement épuisée, pleurait pour un rien, et elle avait les yeux gonflés. Soupirant, la Zélodienne se pencha sur l'oreille touffue de sa fille pour murmurer des paroles apaisantes. Sous le regard attentif d'Amos, elle persévéra ainsi encore plus d'une vingtaine de minutes, mais elle finit tout de même par avoir gain de cause puisque la petite céda et s'endormit contre son giron. Lentement, ses gestes prenant miles précautions, Briséis se leva pour déposer son enfant sur la paillasse à même le sol qui lui servait de lit. Puis elle remonta tendrement la couverture jusqu'au petit cou fragile de sa fille et adressa un sourire fatigué à son mari.

- On dirait que ce ne sera pas la peine... Tu sais bien de toute manière qu'elle a du mal dans tes bras, tu manque de tendresse.

Un pétillement amusé dans ses prunelles atténua le mordant de ses paroles. Briséis aimait Amos, et Amos aimait Briséis. Ces petites piques venaient souvent, mais aucun ne s'en offusquait jamais. Ronronnant comme un chat, la jeune mère vint se couler sur les genoux de son mari qui l’enlaça d'un bras possessif.

- Je te propose de vérifier ça tout de suite...

_________________

A nouveau, elle flottait au dessus de son corps endormi. La fillette, incapable encore de parler, incapable d'exprimer sa peur, avait l'impression de voir le monde à travers un filtre miroitant. Elle ne pouvait rien dire, ne pouvait rien toucher, pouvait à peine se déplacer... A vrai dire, c'était le seul aspect positif du sommeil : Elle pouvait parcourir la pièce sans que sa mère n'ait à la porter. Mais elle avait l'impression d'être prisonnière, sans aucun moyen d'exprimer ses désires, ses besoins, elle pouvait simplement observer le monde vide et froid autour d'elle, et son petit corps qui dormait sous elle, immobile. Et ses parents qui quittaient la pièce l'un contre l'autre, ensembles, la laissant seule. Comme d'habitude, elle voulut pleurer, les appeler... Et comme d'habitude, elle en fut incapable.

_________________

« D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été capable de faire cela. Cette projection hors de mon corps, lorsque je dors... Lorsque j'étais petite, cela m'angoissait au delà de la raison. Je ne pouvais pas aller loin, a peine dans ma chambre, j'étais toute seule des heures durant, et je ne pouvais rien toucher... Ce n'est qu'en grandissant que j'ai commencé à lutter contre cette peur et à me promener plus loin. Un jour, j'ai réussi à sortir de ma chambre en passant simplement à travers le mur, et j'ai trouvés mes parents. Même s'ils ne me voyaient pas, leur présence me rassurait et je les observais ainsi toute la nuit, sans qu'ils ne s'en rendent compte. Je n'avais aucune idée de ce que je faisais, je cherchais simplement à être rassurée. »

_________________

- Maman, pourquoi le papa d'Isaak tape sa maman ?

Arsinoë était assise à table. Le soleil s'était levé, et elle s'était levée avec lui. Puis elle avait attendu le réveil de ses parents en jouant avec les tissus que sa mère avait confectionnés pour elle. Elle les attachait sur ses poupées de bois, s'amusant à leur confectionner des petits vêtements informes. Lorsque ses parents s'étaient levés, elle les avaient rejoints dans la cuisine. A présent, son père était parti s'occuper de ses bêtes, et sa mère partageait son petit-déjeuner. Mais a présent, Briséis regardait sa fille de quatre ans en haussant un sourcil.

- Mais enfin, où as-tu été chercher une idée pareille ?

La fillette pinça les lèvres, refusant de répondre. Elle ne voulait pas parler à sa mère de ses voyages nocturnes. Elle n'avait pas le droit de sortir seule lorsqu'elle était réveillée, alors sortir la nuit... Elle avait toujours l'impression de faire une énorme bêtise, et elle ne tenait pas à ce que ses parents soient au courant. Cela dit, la scène qu'elle avait surprise la nuit passée l'avait plongée dans l'effroi, et elle était pâle rien que d'y penser. Parce-que le papa d'Isaak, il frappait vraiment très fort, A plusieurs reprises, elle avait entendu un craquement inquiétant qui avait fait sursauter sa forme astrale.

- brrrr...

Et il en était ainsi chaque nuit. Arsinoë voyageait, empruntant une forme immatérielle, et rendait visite aux habitants des chalets avoisinant celui de sa propre famille. Puisqu'elle ne pouvait pas empêcher sa forme astrale de se manifester, elle devait bien occuper ses nuits... Et pour cela, elle n'avait d'autre choix que de regarder. Et comme elle regardait bien assez pendant la nuit, il était difficile de la tenir en place la journée. Elle avait la bougeotte. Souvent, elle voulait accompagner son père lorsqu'il gardait les troupeaux avec ses amis, mais ce matin elle ne l'avait pas demandé. Le papa d'Isaak faisait parti des amis de son père, et elle avait peur de lui depuis qu'elle l'avait vu faire tant de mal à la femme qui partageait sa vie. C'était la première fois qu'elle le voyait faire une chose pareille...

Sous le regard toujours perplexe de sa mère, la fillette finit donc de manger ses tartines avant de sauter à terre. La gamine avait besoin de se changer les idées, et c'est pourquoi elle vint s'accrocher à la jupe de laine de sa mère pour lui faire baisser les yeux.

- Je peux venir avec toi, pour faire les tissus ?

Un peu rassurée par le changement de sujet, Briséis hocha la tête et prit sa fille par la main pour l'entrainer vers son atelier.

_________________

« Chaque nuit, je découvrait les secrets de ceux qui vivaient autour de nous. Et plus je grandissait, plus mon champ d'action s'élargissait. A sept ans, j'étais capable de visiter tout le village. Ainsi, j'apprenais ce que personne n'osait dire à la lumière du jour, les cachoteries que se faisaient les gens entres eux. Les adultères, les violences... Nous étions un petit village, mais il y avait bien assez de monde pour que ce genre d'incidents arrive, et plus fréquemment qu'on ne le pense.
J'étais curieuse, et je ne pouvais pas m'empêcher de me balader la nuit, même si ce que je découvrait ne me plaisait pas. Il arrivait cependant que je tombe sur des choses plus sympathique, comme le voisin écrivant une lettre d'amour a la personne de son cœur, les étreintes que partageaient ces personnes, quelques minutes plus tard, ou encore les jeux auxquels se livraient les enfants rebelles qui ne voulaient pas dormir quand on les mettaient au lit. J'étais réellement au fait de tout ce qu'il se passait dans le village, et il était difficile pour moi de séparer ce que j'étais censé savoir de ce que je n'aurais pas du connaitre. Ainsi, je gaffais souvent, et je parlais de choses que j'avais vu en dormant.
Petit à petit, le malaise s'installait avec les personnes qui m'entouraient.
»


_________________

- C'est bizarre, de ne plus avoir les Lykos comme voisins.

La famille d'Isaak avait déménagée quelques semaines plus tôt, mais la mère d'Arsinoë avait toujours du mal à s'y faire. Elle était amie avec Mme Lykos, et lorsqu'elle avait appris que son mari la battais, elle avait essayé de l'aider. Finalement, la femme était partie vivre ailleurs en emmenant son fils avec elle, et l'homme n'avait pas tardé à partir aussi, dans la direction opposée, à la recherche d'un endroit où refaire sa vie.

En attendant, les trois membres de la famille Astéria étaient assis à même le sol de leur chalet, et la petite regardait alternativement chacun de ses parents, qui la fixaient tout deux. Le visage de sa mère exprimait de l'interrogation, et celui de son père était teinté de quelque chose qu'Arsinoë avait du mal à interpréter. Ou qu'elle ne souhaitait pas interpréter, peut-être ? Penaude, elle baissa les yeux et serra ses mains l'une contre l'autre.

C'était de sa faute si Isaak était parti. C'était elle qui était allé trouver sa mère en pleine nuit, paniquée, et qui l'avait réveillée pour lui dire que leur voisin frappait encore sa femme, plus fort que d'habitude. Elle avait littéralement trainé sa mère, en chemise de nuit, jusque chez les voisins où elles avaient découvert Mme Lykos, roulée en boule sur le sol et ensanglantée, surplombée par son maris qui armait un nouveau coup de pieds. Pendant que Briséis séparaient les deux adultes, sa fille était allé trouver son ami qui pleurait dans sa chambre et avait tenté de le rassurer.

Maintenant, ils avaient enfin le temps de parler de cet incident.

- Comment savais-tu ce qui arrivait à Cassandra ?

La lèvre inférieur d'Arsinoë tremblait. Elle avait douze ans à présent, mais elle avait toujours peur de beaucoup de choses. Parler de ses projections astrales en faisait parti. Le regard de sa mère la rendait honteuse. Elle aurait dû réussir à convaincre sa mère que ce qu'elle voyait était réel avant que les choses ne dégénèrent à ce point. Elle avait essayé, elle lui avait parlé de soi-disant bleus qu'arboraient Mme Lykos, mais sa mère ne l'avait jamais cru. Arsinoë savait que les deux femmes en avaient pourtant parlé, mais Cassandra avait toujours démentis et Briséis avait cru que sa fille lui racontait des histoires pour se rendre intéressantes. Elle se rendait compte à présent qu'il n'en était rien.

- Je te l'ai dit, j'ai vu que Mme Lykos avait des bleus sous sa che...

le claquement sec d'une main sur le plancher la fit sursauter et l'interrompit dans sa phrase.

- Je vais reposer ma question. Comment savais-tu qu'elle se faisait battre à cet instant précis ?

La fillette en avait les larmes aux yeux. Elle leva les mains pour essuyer ses joues, sans oser encore lever les yeux, bouleversée. Elle était encore sous le choc de ce qu'elle avait vu. C'était d'ailleurs la première fois qu'elle parvenait à volontairement réintégrer son corps et à se réveiller en plein milieu de la nuit. L'urgence avait aidée...

- Je vois des choses, quand je dors... Je l'ai vu cette nuit-là, et je me suis réveillée pour te prévenir...

Elle ne voulait pas lui dire qu'elle était délibérément allé voir ce qu'il se passait. Elle préférait laisser croire qu'elle n'avait pas choisi d'assister à la scène, cela la faisait se sentir moins coupable, du moins aux yeux de sa mère. Finalement, après quelques minutes de réflexion qui parurent des heures à sa jeune fille, sa mère lui tendit les bras pour qu'elle vienne s'y réfugier. Arsinoë s'y précipita, en larmes, et y pleura jusqu'à l'épuisement sous le regard de ses parents inquiets. Finalement, son père tendit les mains vers elle pour la prendre à son tour sur ses genoux.

- Viens... Il faut te changer les idées. Ça te dit d'aller avec moi surveiller les bêtes aujourd'hui ?

La demoiselle leva les yeux pour rencontrer le regard de son père, et ce qu'elle y vit la fit déglutir. Elle secoua un peu la tête et s'accrocha de plus belle à sa mère.

- Je vais plutôt faire de la couture... Il fait froid dehors.

Une contrariété fugace déforma brièvement les traits d'Amos, mais il hocha la tête et se releva. Il était l'heure pour lui d'aller travailler.

_________________

« Tout le monde savait ce dont j'étais capable à présent. Chacun dans le village savait que je voyais des choses la nuit, que je connaissais ce que je n'aurais pas dû savoir. Et tout le monde commençait à avoir peur de me fréquenter, craignant que je ne révèle aux autres leurs petits secrets. Cependant, lorsqu'il m'arrivait de sortir, beaucoup de regards se posaient sur moi, et ce n'était pas que de la crainte que je pouvais lire dans leurs yeux. Parfois, j'y surprenait cette lueur qui habitait les prunelles des hommes lorsqu'ils regardaient l'objet de leur désir. Pas seulement les garçons de mon âge, mais aussi des hommes plus âgés, et même parfois des femmes. La jalousie brillait dans les yeux des autres, mais je ne comprenais pas pourquoi. J'ai mis du temps à comprendre.
La situation entre mes parents se dégradait au fur et à mesure que je grandissait. La nuit, lorsque je consacrait mon premier quart d'heure à les regarder, je surprenait souvent des disputes. Ils faisaient l'amour de moins en moins souvent, et mon père semblait se désintéresser de ma mère. Je me demandais si la lueur que je percevait dans ses yeux n'en était pas responsable. Cependant, je ne parvient pas à lui en vouloir. C'est de ma faute après tout...
Ce pouvoir m'a gâché la vie, et a ruiné celle de mes parents. Il s'est éveillé à l'orée de mon adolescence. A peine dix ans, et les regards se tournaient déjà vers moi pour des raisons incompréhensibles. Aujourd'hui, je sais. Il se produit la même chose partout où je vais. Je charme les gens, je les attirent, et plus je reste avec eux, plus l'effet de cette attirance se fait puissant. Ce n'est pas faute d'avoir tenté de maitriser ce pouvoir, d'avoir tenté d'atténuer l'attrait que j’exerçais sur les autres par des vêtements informes et une dégaine négligée, mais rien n'y faisait. Aujourd'hui encore, j'arrive à peine à atténuer l'effet de ce charme. Mais si je réside plus d'un mois au même endroit, tout recommence.
Bien entendu, mon entourage en a fait les frais. Mon père a résisté aussi longtemps qu'il a pu, mais il ne savait pas contre quoi il luttait et il a finit par céder.
»


_________________

L'adolescente dormait. Et comme d'habitude lorsqu'elle dormait, sa forme astrale se baladait, visitait les maisons. Elle avait trouvé une bonne raison de le faire, autre que de satisfaire sa curiosité. Elle cherchait à présent, les mauvaises actions, et elle essayai d'y mettre un terme lorsqu'elle était éveillée. mais depuis que ses "visions" s'étaient faites connaitre, plus personne n'osait faire un pas de travers. On la détestait. Elle surprenait souvent des conversations sur l'oreiller, on parlait d'elle. Celle qui savait des choses qu'elle n'aurait jamais du apprendre. Mais à chaque fois qu'elle entendait parler d'elle, elle percevait le trouble dans les voix.

Pourquoi ne l'avait-on pas encore jetée dehors ? Pourquoi n'allait-elle pas répandre son venin ailleurs ? Pourquoi est-ce qu'on essayait de l'accepter tout de même ? Personne n'y comprenait rien, mais les fait étaient là. On lui cherchait des excuses, tout le temps. Ce n'était pas sa faute, la malheureuse... Arsinoë pinçait alors ses lèvres spectrales et ravalait ses sanglots. Quelque chose clochait. Avec tout le monde. Ou avec elle ?

Peut-être...

Malheureuse comme les pierres, elle se résolut à retrouver sa chambre et à simplement flotter au dessus de son corps en attendant le levé du soleil. Pourquoi ce jour-là plus qu'un autre ? Elle n'en avait aucune idée... Elle était fatiguée des mensonges, fatiguée du comportement trop étrange de son entourage... Mais cette nuit-là, il devait arriver quelque chose qui allait définitivement bouleverser la vie de sa famille et la sienne.

Elle flottait, morose, dans sa chambre depuis une bonne heure lorsqu'elle entendit des pas dans le couloir. Avec surprise, elle vit bientôt son père pousser la porte de sa chambre et s'approcher de son corps endormi. Pourquoi venait-il la voir en pleine nuit ? Avait-il un souci ? Voulait-il parler des problèmes qu'il rencontrait avec Briséis ? Non, il cherchait à faire le moins de bruit possible, comme si... comme si il avait peur de la réveiller.

Une fois proche de son lit, elle le vit faire glisser sa couverture pour la mettre à nue. Son regard était éloquent, et lui faisait par trop penser à celui que posaient les hommes sur leurs femmes. Il y avait un énorme problème.

De toutes ses forces, l'adolescente chercha à réintégrer son corps, paniquée à la vue de ce que son père était en train de lui faire. Elle lui passa au travers, se pressant contre sa propre chair endormie, et finit, enfin, par réussir à se réveiller pour découvrir son père penché sur elle, sa main posée à un endroit où elle n'avait rien à faire.

Elle hurla.

_________________

« Je n'ai jamais vu ma mère aussi furieuse, aussi détruite, que ce jour-là. Elle ne s'en est pas prise à lui, mais à moi. Elle m'a traité de tous les noms. De sorcière, de séductrice, de catin, et de bien d'autres mots que la décence ne me permet que d'évoquer ici. Elle m'a attrapé par le cou et m'a jetée dehors dans la neige, m'ordonnant de ne plus jamais revenir. Elle m'a accusé d'avoir apporté le malheur dans le village et sur sa famille, et je ne pouvais que l'écouter m'insulter, m'agonir d'injures, tout en me disant qu'elle avait parfaitement raison. Sans moi, personne n'aurait vécu dans la peur. Sans moi, mes parents se seraient aimés en paix.
A 15 ans, j'étais encore jeune, mais je prenais enfin conscience que je devais partir. Chercher un endroit où je pourrais vivre sans blesser les gens autour de moi. Alors c'est ce que je fit. Une fois ma mère calmée, écroulée dans son rockingchair, je suis rentrée. Sous son regard rempli de haine et de regrets, j'ai préparé quelques affaires. Mon matériel de couture, quelques vêtements de rechange, de la nourriture... Je n'avais même pas la moindre économie dont je puisse me servir pour pourvoir à mes besoins. Mais je suis partie tout de même.
»


_________________

La route s'étendait devant elle à l'infini. Elle sentait le poids de son sac sur son dos, la neige crissait sous ses bottes de fourrure, mais elle n'avait plus d'autres choix. Si elle partait, la malédiction qu'elle faisait peser sur le village se dissiperait enfin, et chacun pourrait reprendre une vie normale. Elle n'avait pas le choix.

Cela ne l'empêcha pas de pleurer.

Pseudonyme : Moe, Yureliom
Âge : 25 ans... Je vieillis tellement '-'
Comment avez-vous connu le forum ? : Je fais parti de ses fondateurs~
Double compte ? : Yep, de Yam'
Un avis ? : NEED PEOPLE !
Je certifie avoir lu et m'engage à respecter le règlement : Je l'ai écrit, et je compte bien le respecter ouep '-'



Revenir en haut Aller en bas
Dim 3 Déc - 15:01
Protein
Messages : 41
Date d'inscription : 27/06/2016
Age : 22

Feuille de personnage
XP: 0
Power Level: 13 463
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
Validée à 2000


Mes statistiques:
 
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Sauter vers :
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dragon Ball Another :: Gestion du RP :: Fiches de personnage :: Personnages validés-