Un forum de RP basé sur Dragon Ball, le manga d'Akira Toriyama, dans un monde où nos héros ne sont jamais nés...
 

Fuyant le Ruban Rouge... [Ft. Karasu]

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Sam 25 Nov - 20:49
Yamiko Hikaru
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Fuyant le Ruban Rouge...

 
Ft. Karasu






 

Combien de temps depuis que j'étais partie du centre ? Des jours, des semaines... Des mois ? Non, quand-même pas... Mais je ne parvenais plus à compter combien de soleils s'étaient levés ou combien de lunes avaient brillé dans le ciel. En revanche, je savais que le chagrin ne s'était pas estompé. Le docteur Shyren me manquait.

Chaque pas que je faisais m'éloignait un peu plus du centre et de ce qu'il restait de lui. A chaque fois, le soulagement se mêlait à la peine que je ressentais. Et en même temps, une sombre satisfaction sourdait dans mes entrailles à l'idée que je ne reverrais plus jamais ce maudit endroit, et les humains qui l'avaient habité. L'endroit où j'avais été enfermé...

*Yamai, arrêtes ça.*
*Je ne vais pas arrêter de penser pour te faire plaisir. Il faudras bien que tu t'y fasse, nous sommes la même personne.*

J'étais troublée. Avoir l'impression d'être deux personnes à la fois était une expérience déstabilisante. D'un coté, j'étais Yamiko, une jeune fille élevée pour devenir une arme mais que la gentillesse du Docteur Shyren avait détournée de son but, et de l'autre j'étais Yamai, un démon assoiffé de vengeance et aspirant à retrouver la place qui fut la sienne. Je voulais autant faire ma vie tranquillement sur terre que m'en aller chercher ma revanche et boire le sang de mon frère d'une autre vie. Mais en cet instant précis, je devais admettre que ce que je voulais le plus... C'était manger un morceau et dormir dans un vrai lit.

Je n'avais pas encore osé rejoindre la civilisation depuis que j'avais quitté le centre, même si je ne parvenais pas trop à savoir pourquoi. Avais-je peur de laisser Yamai faire du mal aux terriens, ou avais-je simplement besoin de solitude ? A l'idée d'un petit massacre, le démon jubila, et je dis faire un violent effort pour me débarrasser du goût fictif du sang qui roulait sur ma langue. Cela dit, il faudrait bien que je trouve de quoi manger, et la nourriture ne pullulait pas dans les plaines. Aussi m'étais-je résolue, ce matin-là, à prendre le chemin d'un village. J'avais repérée une route quelques jours plus tôt, et il m'avait suffit de la rejoindre. Cela ne m'avait pris que quelques minutes. Puis je l'avais suivit, d'un pas mi-réticent mi-impatient. A présent, les toits des maisons se profilaient à l'horizon, et je ne pouvais m'empêcher d'appréhender le moment où je mettrais enfin les pieds dans la bourgade. Et si j'avais sous-estimé la part de Yamai qui était en moi ? Si je la laissait commettre le même génocide qu'il avait opéré au centre ? Une part de moi s'en délectait, mais je m'efforçai de la faire taire alors que je pénétrai enfin dans le village.

Ma main s'agita d'un tic nerveux à la vue d'un groupe de personnes qui passa non loin de moi. Je la ramenai contre ma poitrine et serrai mon poignet de mon autre main, comme pour maintenir le contrôle sur mon propre corps. Ces types arboraient le brassard du Ruban Rouge, et visiblement Yamai avait une idée bien à lui de la manière dont il souhaitait régler le problème. Après tout, je m'étais enfuie des locaux de l'armée, et le démon avait une sacrée dent contre eux... Que je comprenait tout à fait. Mais l'heure n'était pas à me mettre les autorités sur le dos. Je voulais simplement manger un morceau, me reposer, prendre une vraie douche et partir. Pas laisser Yamai s'amuser à désosser deux ou trois imbéciles.

*Et n'oublie pas, tu reste tranquille. On n'est pas ici pour faire du mal à ces gens.*
*Et pourtant, ça te ferait plaisir à toi aussi.*
*...Non.*

Ignorant les encouragements que commençait à me murmurer Yamai, je m’engageai enfin pour de bon entre les habitations à la recherche d'une auberge ou d'un hôtel.


   
 

 

 
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Lun 28 Mai - 14:02
Karasu Kuroi
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Le Ruban Rouge…

Me voilà en train de me déplacer en ville, de retour d’une expédition, accompagné de mes troupes. Les habitants étaient heureux, ils criaient leur joie et s’agitaient à la vue de mon groupe, étant moi-même mis en avant par rapport aux autres.

Je ne savais pas trop ce que je faisais, je savais seulement que je devais me rendre à un endroit bien précis, le quartier général, et plus précisément le bureau de Copper. Que devais-je y faire ? Quelles étaient les raisons de ma venue ? Mais également les raisons qui m’avaient poussé à sortir de la base avec mes troupes ? Je n’en avais aucune idée.

Une fois arrivé à l’entrée du quartier général, mes troupes ont rejoint les gardes afin de me créer une allée, me forçant presque à entrer avec insistance. Une fois à l’intérieur, tout a commencé à devenir étrange. Seulement un couloir, un couloir interminable pendant lequel j’ai pu remarquer un sac suspendu à mon épaule. J’eu le temps de me questionner un nombre incalculable de fois sur le trajet, mais impossible de trouver une explication à cette situation.

J’arrivais alors devant une grande porte, sur laquelle était gravé le nom de Copper.

« Hé bah, j’en connais un qui voit les choses en grand ici. »


Je n’ai pas eu besoin de pousser les portes pour entrer, ces dernières s’étant ouvertes d’elles-mêmes. Devant moi se trouvait une salle dont je ne pouvais donner de superficie, tellement l’ombre y était présente. La seule chose qui était apparue dans mon champ de vision, fut un cercle de lumière montrant le bureau de Copper, lui-même assis, me regardant entrer.

« Karasu ! Mon cher ami, je vois que vous avez encore accompli un exploit aujourd’hui ! Toutes mes félicitations. »

« Hé bien… Merci je suppose ? »

« Allons, ne fais pas de manière, ce n’est pas ton genre d’ailleurs. Assied-toi »

En baissant légèrement la tête, je remarquais qu’une chaise se trouvait devant moi, pourtant… Je ne me souvenais pas avoir vu cette chaise en entrant dans le bureau… Pourquoi est-ce que tout paraissait si étrange ici ? Sans me poser trop de questions, j’ai finalement fini par me poser sur cette chaise. Copper s’était alors mis à allonger son bras au-dessus du bureau.

« Donne-moi cette merveille, que nous puissions la contempler ensemble. »

J’ai alors baissé ma main afin d’attraper le sac, que j’ai élevé à la hauteur de mon visage.

« C’est de ça que vous voulez parler ? »

« Évidemment Karasu ! Que t’arrive-t-il ? C’est le soleil qui t’as tapé sur la tête pendant le retour ? »

Copper m’a alors attrapé le sac des mains, sortant de ce dernier un objet que je reconnus dans l’immédiat. Une petite sphère orangée, dans laquelle se trouvait enfermées cinq étoiles rouges au total.

« La Dragon Ball... »

« Une des sept Dragon Ball tu veux dire ! Je vois que la mémoire ne te revient pas entièrement… C’est du très bon travail Karasu... »


Mon regard commença alors à s’assombrir, tout me revenait à l’esprit… La Dragon Ball… Le Ruban Rouge et son plan de conquérir le monde…

J’ai alors également posé ma main sur la Dragon Ball.

« Karasu ? »

« Non… Je ne laisserai pas la Dragon Ball entre vos mains. Il en est hors de question ! »

J’ai tiré de toutes mes forces la Dragon Ball de la main de Copper, gardant celle-ci dans ma main. J’entendais alors un soupir venant de mon supérieur.

« Karasu, Karasu… Tu devais pourtant savoir à quoi t’attendre en rejoignant l’armée du Ruban Rouge n’est-ce pas ? »

« Vous cachez la vérité à tout le monde depuis le début, nous n’avons jamais demandé à conquérir le monde ! »

« Dans ce cas, j’imagine que je n’ai plus vraiment le choix... »

C’est à ce moment-là que j’ai senti quelque chose de pointu se poser contre ma nuque, ainsi que l’élévation d’une voix que je n’avais pas encore entendu.

« Retourne-toi. »

Cette voix, cette intonation… Cela ne pouvait être qu’une seule personne, et c’est avant de voir son visage que j’ai reconnu mon interlocuteur.

« Glace… S’il te plaît écoute- »

« Traître. »

Je n’ai pas pu finir ma phrase avant de voir la lame de Glace arriver à grande vitesse à hauteur de mon front.

« NOOOOOOON !… Qu’est-ce que ? »

Ouf… Seulement un cauchemar. Certainement pas l’un des meilleurs du monde, mais un cauchemar quand même. Je sentais que j’avais mal à la tête, qu’est-ce que j’avais pu bien faire ? Et pourquoi étais-je assis au milieu de l’herbe et des feuilles d’arbres ? Je ne vais pas cacher que la bouteille d’alcool que je tenais dans la main droite m’avait vite donné un élément de réponse. Je vérifiais quand même par mégarde si la Dragon Ball était toujours avec moi en tapotant mon sac, bien qu’elle n’en soit évidemment pas sortie.

*Argh… Bon, je dois avancer. Où, je ne sais pas, mais je dois rester en mouvement si je ne veux pas être retrouvé par le Ruban Rouge*

Je sortais donc du bout de forêt dans lequel je me trouvais, afin de rejoindre le chemin, me cachant dans un grand capuchon noir que j’avais récupéré. J’attendais alors de pouvoir me joindre à un groupe de personnes pour pouvoir entrer dans les villages, ces derniers ayant régulièrement leurs entrées protégées par le Ruban Rouge.

Il me restait encore quelques provisions, j’allais seulement faire le tour du village dans le doute de trouver des informations ou des objets utiles.

Je ne dormirais pas ici ce soir, l’armée du Ruban Rouge a accès au Dragon Radar créé par le professeur Brief, et repris par le Docteur Gero. Si je dormais dans une auberge, ils n’auraient besoin que de quelques minutes pour me retrouver avec la Dragon Ball. Il ne m’était possible de dormir qu’à l’extérieur de tout lieu public, dans des endroits rendant ma trace difficile à trouver.

En tant qu’ancien membre du Ruban Rouge, j’étais habitué à dormir peux, mais à ce rythme, je risquais de commencer à sentir les effets secondaires du manque de sommeil… Mais je n’avais pas le choix, je devais à tout prix les éloigner de la Dragon Ball.


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Jeu 31 Mai - 12:52
Yamiko Hikaru
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Fuyant le Ruban Rouge

ft. Karasu Kuroi

Je ne cherchais pas les ennuis pourtant.. Etais-ce trop demander de simplement passer une nuit dans un hôtel quelconque et se procurer quelques provisions ? Apparemment oui, parce-que lorsque j'approchai des portes de la ville, un garde vint se poster devant moi en me sommant de décliner mon identité et le motif de ma visite. Misère... Au moins, heureusement qu'il n'avait pas reconnu en moi une ancienne du Ruban Rouge...

*Laisses-moi m'en occuper, nous passerons sans problème...*


Et Yamai qui en rajoutait encore... Je sentais sa soif de sang, son besoin de vengeance, mais je le réfrénai tant bien que mal. Mes poings se serrèrent néanmoins, et je mis quelques secondes avant de répondre, le temps de me calmer et de réfléchir à une réponse. A vrai dire, je n'avais pas vraiment prévu de me faire intercepter...

Il fallait que je passe sans me trahir. Il ne fallait pas qu'ils sachent que je faisais partie du Ruban Rouge, d'un centre qui avait en plus cessé de donner des nouvelles depuis... Un certain temps. La difficulté résidait en le fait que j'ignorais si ma conception était un projet top secret où si le commun des soldats était au courant de mon existence... Dans le doute, mieux valait taire mon nom. Ou en donner un faux.

« Je m'appelle Y...oana. Je... »


Que pouvais-je bien trouver comme excuse pour ma présence ici ? Une adolescente ne se baladerait pas simplement comme ça en temps de guerre, même en territoire contrôlé... Et surtout pas seule. Au fond de mon esprit, Yamai chuchotait toujours, éprouvant mes nerfs. Non, il était hors de question que je ne me montre violente ! C'était un coup à me prendre toute la garnison sur le coin de la figure et à faire un carnage... A nouveau, le goût du sang roula sur ma langue et l'envie, le besoin, de mettre simplement à mort le garde inopportun m'écrasa, et je reculai de quelques pas le temps de me calmer.

Autant dire qu'il n'y avait rien de moins suspect que moi.

« Je suis simplement... venue voir de la famille. »


...Ouais, mon excuse ne tenait pas la route une minute. Misère de misère...

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Mar 5 Juin - 12:21
Karasu Kuroi
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ft.
Yamiko
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Fuyant le Ruban Rouge
Le chemin vers le village se passa sans trop de problèmes. Plusieurs personnes se parlaient dans le groupe de personnes que j'avais rejoint, mais cela n'avait visiblement pas l'air de les gêner que je reste seul, dans mon coin, sans décrocher un seul mot. Certains me regardaient d'un regard interrogateur, il faut dire que ce n'était pas tous les jours que l'on croisait quelqu'un voilé dans un chaperon noir,
refusant d'adresser la parole à qui que ce soit.

Au bout de quelques minutes de marche, nous avions finalement atteint le village, cela va me permettre de faire une petite escale, et de peut-être réussir à trouver des informations utiles, ou bien ne serait-ce que de l'équipement plus approprié à ma situation.

Mais cela n'allait pas être aussi simple.

Des soldats du Ruban Rouge gardaient l'entrée du village, et semblait contrôler toute personne ayant pour objectif de rentrer dans le village. Cela s'annonçait mal pour moi…

Le bruit comme quoi le Capitaine Kuroi s'était retourné contre son camp avait dû faire un long chemin, tout comme une photo de mon visage par la même occasion. Si jamais je m'étais fait interroger, on m'aurai sûrement demandé de retirer mon chaperon pour laisser apparaître mon visage, et là c'est tous les soldats du village qui serait venu à ma rencontre pour me poser des questions plus… Professionnelles.

Cependant, mon intention avait été attirée par une scène se déroulant à l'entrée du village. Une jeune fille se faisait interroger par un soldat, ce qui était plutôt étrange… Une fille aussi jeune, je n'aurai rien dit quant à la fouille ses affaires, mais un interrogatoire ?

Je voyais la scène de loin, et je commençais à l'entendre parler une fois que mon groupe avait décidé de s'approcher. Elle s'appelait donc Yoana… Mais la façon dont elle l'avait prononcé… Personne ne butterait comme cela sur son prénom, à moins de l'inventer, mais cette jeune fille paraissait normale, elle n'avait rien à cacher… De la peur ?

En voulant continuer ses explications, je la voyais en train de trembler et de reculer face au soldat, précisant d'une petite voix paniquée qu'elle venait pour voir de la famille.

Je ne pouvais pas croire que ces soldats pouvaient parler de la sorte à une gamine qui ne demandait qu'à aller voir sa famille… Je me devais de l'aider à rentrer dans ce village. L'autre raison qui m'avait poussée à le faire était que cela m'aurait peut-être permis de rentrer également dans le village, sans passer par la case « interrogation » si je réussissais à être assez explicite.

Je commençais alors à dépasser toutes les personnes se trouvant devant moi, afin d'arriver dans le dos de cette Yoana. Je lançais un léger regard sur le haut de la tête de cette dernière, avant d'adresser un regard agressif envers le soldat qui, soyons honnête, ne risquait pas de manquer de tact.

« Hé vous. J'espère que c'est une plaisanterie ! »

Je déposais alors mes mains sur les épaules de Yoana, afin de la tenir comme si je la connaissais bien, j'espérais seulement qu'elle allait comprendre que j'essayais de l'aider en faisant cela.

« Yoana est ma nièce, on est venu pour rendre visite à sa grand-mère qui est malade. Comme elle s'inquiétait je lui ai dit de partir devant pour arriver le plus vite possible au chevet de sa grand-mère. Et qu'est-ce que je vois?! Un soldat du Ruban Rouge qui empêche ma nièce de rentrer, et qui en plus de cela lui pose des questions étouffantes ! Regarder dans quel état elle se trouve maintenant ! Je me demande si votre supérieur serait heureux d'apprendre que vous vous amusez à traumatiser une pauvre gamine qui ne demande qu'à rentrer pour aller voir sa mamie. »

Je laissais mes mains posées sur les épaules de Yoanna tout le long de la discussion, en continuant de faire ressortir de la colère sur mon visage. Le garde devait absolument croire que nous étions de la même famille, et surtout, il fallait que Yoanna comprenne que j'étais là pour l'aider.


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Ven 15 Juin - 11:41
Yamiko Hikaru
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Fuyant le Ruban Rouge

ft. Karasu Kuroi

L'intervention de l'inconnu en capuche m'avais prise par surprise. Je ne m'attendais pas à le voir arriver en même temps que moi, et encore moins jouer cette comédie pour amadouer le garde ! C'était gentil de vouloir m'aider, mais d'un autre coté, je ne savais pas si un type louche comme lui allait vraiment contribuer à me rendre moins suspecte aux yeux des soldats du ruban rouge. Seule, à jouer les fillettes intimidées, cela serait peut-être mieux passé, d'autant que s'ils étaient réellement à ma recherche, ils s'attendraient à trouver quelqu'un capable de commettre un génocide le sourire aux lèvres, et pas une adolescente fragile.

Du coup, je me dis que l'inconnu en capuche avait peut-être besoin de rentrer en ville lui aussi, et qu'il ne désirait pas attirer l'attention... Et bien c'était raté, avec sa dégaine il ne passait pas inaperçu le bougre.

*Mais pourquoi tu te prend la tête ? T'as qu'à tous les dégommer et puis rentrer, c'est pas compliqué pourtant !*


Ah, Yamai, la voix de la sagesse... Je lui intimai à nouveau le silence, tout en sachant que ce serait parfaitement inutile vu la volonté qui l'animait à vouloir sortir et reprendre le contrôle, mais je ne pouvais pas faire grand chose de plus... Quoi qu'il en soit, le garde nous regardait à présent d'un œil encore plus suspicieux. Mouais, bien vue le coup de bluff de l'encapuchonné.

- Je vous prie de retirer votre capuchon, monsieur.

Et... Bingo. Échec sur toute la ligne. Déjà le deuxième garde prenait son talkie-walkie pour appeler ses potes, juste au cas où. Visiblement, on ne s'en tirerait pas sans combattre... Je pouvais aussi renoncer à pénétrer dans la ville, retourner à la vie sauvage... Et puis quoi ? Chasser pour me nourrir, renoncer à tout jamais à la société pour ne pas froisser une bande d'humains prétentieux ?

Réalisant le sens que prenait mes pensées, je me rendis compte que Yamai avait entreprit un travail de fond pour saper mes résistances. Gérer plusieurs fronts n'était pas évident, surtout quand l'un d'eux se situait à l'intérieur même de mon esprit. D'autant que je devais littéralement lutter contre moi-même... Pas une mince affaire donc. Je me rendis également compte que mon visage s'était fermé, que mes sourcils s'étaient froncés, me donnant l'air franchement agressive. Bon, et bien merci Yamai, tu viens de totalement ruiner ma tentative d'infiltration à l'amiable. Tout ça pour une douche et un repas chaud...

« S'il vous plaît, nous ne causerons pas de grabuge... »


J'avais peu d'espoir que mon bobard tienne encore la route, mais dans le doute... Mieux valait suivre l'histoire du type à la capuche. Et puis s'il s'avérait que nous étions grillés, et bien... Je préférait ne même pas l'envisager. Parce-qu'il y avait de fortes chances que cela tourne au drame, et que je n'avais aucune envie d'en venir aux mains.

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Mer 27 Juin - 18:49
Karasu Kuroi
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Yamiko
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Je ne me laisserai pas faire...



Bien évidemment, mon plan n'avait pas fonctionné. Franchement, on pourra quand même retenir l'efficacité des soldats du Ruban Rouge sur la sécurité, mais également leur incroyable manque d'empathie. Leur crier dessus tout en demandant de laisser passer la gamine ne m'avait fait arriver qu'à une seule réponse:

« Je vous prie de retirer votre capuchon, monsieur. »

Pff… De toute façon toutes les entrées du village devaient être gardées, et en plus de cela son pote était déjà en train d'appeler pour des renforts.
Bon, j'en avais ma claque. Même maintenant que je n'en faisais plus partie je continuais à être soumis aux ordres du Ruban Rouge. Je rentrerai dans ce village, d'une manière ou d'une autre… Et cette gamine aussi.

Pourquoi ? Je ne saurai pas vraiment dire… Elle semblait perdue… Je ne pouvais pas la laisser comme ça, seule, à errer sans personne pour l'entourer. Après tout, elle n'était pas dans mon groupe et était seule devant le village. Mon sens du devoir me disait de ne pas la laisser tomber.

Mais assez de pensées pour l'instant. Ma ruse pour entrée n'avait pas fonctionné ? Très bien, de toute façon on ne m'avait pas surnommer Le Corbeau pour rien.
J'ai alors fait passer ma main dans ma poche pour en faire sortir une capsule, puis j'ai pris le soin d'appuyer dessus pour faire apparaître mon arme dans ma main. D'un mouvement de bras sur l'épaule de Yoana, j'ai fait en sorte de lui faire comprendre de s'éloigner en passant derrière moi.

Je m'approchais alors doucement du soldat en face de moi, tout en laissant mon visage caché sous mon capuchon. Je me commençais alors à lui parler doucement, sérieusement, d'une voix grave.

« Écoute-moi bien toi. Je pense, à la vue de mon arme, que tu n'as pas besoin de voir mon visage pour savoir qui je suis. Je sais que votre but à tous est de pouvoir révéler ma position ou de me capturer, avec j'imagine une belle promotion à la clé. Mais n'oubliez pas une chose… Vous connaissez mon rang, et vous ne devriez pas oublier que je suis plus fort… Beaucoup, plus fort que vous. Ceci dit... »


J’actionnai alors la seconde forme de mon arme. Un bruit mécanique se fit entendre, tandis que les rouages au-dessus de ma garde commençaient à tournoyer. Ma lame se baissa lentement, pour faire apparaître un canon tourné dans la direction du second soldat, prêt à tirer.

« Je vais quand même vous laisser une chance, une chance de vous en sortir vivant. Vous pouvez ramener des renforts si vous le souhaitez, mais cela ne fera que me ralentir légèrement, ainsi que plus de victime. Bien sûr, le Ruban Rouge pourra savoir où je suis passé, mais qu'importe, il n'est pas si compliqué que ça de faire disparaître des traces. »


Je marquais un léger temps de pauses, le temps de laisser les soldats cogiter sur ce que je venais de dire. Ou du moins laisser le temps à leurs petits cerveaux de comprendre ce que je venais de dire.

« Bien sûr, vous pourriez toujours demander à l'un de vos quartiers généraux de vous envoyer un cyborg, mais… À votre place... »


J'appuyais légèrement sur la détente de mon arme, afin de faire entendre le fameux « clique », prouvant que le canon était chargé et prêt à faire feu.

« Je pense que je ne ferais pas ça. Ce serait une très, très, TRÈS mauvaise idée. »

J'étais très certainement en train de filer une peur bleue aux personnes qui me suivaient ainsi qu'à Yoana… Mais je préférais les savoir en train de fuir plutôt que de s'interposer dans ce conflit. J'espérais cependant que mon bluff marcherait, bien qu'en cas d'échec, je n'hésiterais pas à tirer sur le premier soldat, ainsi qu'a assommer le deuxième.
Le Ruban Rouge doit le comprendre, je ne suis plus sous leurs ordres, et je finirai bien par leur faire comprendre qu'ils n'ont plus aucun pouvoir sur moi.


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Mer 27 Juin - 21:21
Yamiko Hikaru
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Fuyant le Ruban Rouge

ft. Karasu Kuroi

Les choses n'allaient que de mal en pis. Le soldat au talkie-walkie avait finit d’appeler ses collègues, et l'homme encapuchonné avait sorti son arme. Avec les soldats du ruban rouge... C'était LA chose à ne pas faire. Maintenant qu'il avait ouvert les hostilités, et avec en plus l'escouade de cinq soldats qui arrivait, les deux gardiens ne pouvaient pas se permettre de baisser les yeux et de les laisser entrer. Non, décidément, je n'avais pas eu besoin de l'aide de l'homme à la capuche... Il était peut-être temps de reprendre les choses en main ?

- Hey, mais c'est le capitaine Kuroi !

Aussitôt les mots avaient-ils franchis les lèvres de l'un des soldats qui venaient d'arriver que les choses dégénérèrent pour de bon. Tous les soldats présents dégainèrent leurs fusils ou leurs flingues, nous braquant. En l'instant, j'étais semble-t-il le cadet de leurs soucis. Réagissant au quart de tour, l'inconnu à la capuche - apparemment un certain Kuroi - lâchai un juron fleuri en actionnant son arme pour tirer sur le soldat au talkie-walkie. Il était très vif pour un humain, et eut même le temps d'assommer celui qu'il avait tenté d'intimider avant que les armes ne commencent à cracher le métal.

« Et m... »


Cet abruti était sans aucun doute possible sensible aux balles. Il fallait que je le sorte d'urgence de la zone de tir si je ne voulais pas qu'il se fasse descendre comme une merde. D'un geste brusque, je le repoussai sur le coté d'une main tout en dégainant l'un de mes pistolets de l'autre pour les braquer sur l'un des cinq soldats qui nous visaient. Quelques balles ricochèrent sur moi et retombèrent sur le sol, aplaties par la force avec laquelle elles m'avaient percuté.

*Pourquoi tu l'aide ? Apparemment, c'est un des leurs...*


La remarque de Yamai résonnant dans mon esprit était parfaitement audible pour moi dans le silence qui s'était installé. Les soldats, constatant que leurs armes ne faisaient aucun effet sur moi, avaient cessé de tirer mais me tenaient encore en joue.

*T'es vraiment con ou tu le fais exprès ? Il est pas avec eux, sinon ils essayeraient pas de le tuer...*


Miraculeusement mouché, Yamai se décida enfin à fermer sa grande gueule, me laissant me concentrer sur notre situation. Le soldat sur lequel Kuroi avait tiré était au sol, la main plaqué sur son ventre, pissant le sang. Son pore était étalé à mes pieds, assommé. De ma position, je voyais parfaitement les membres tremblants et la sueur qui maculait le visage de mes opposants. Ils ne devaient pas souvent être confrontés à quelqu'un qui ne craint pas les balles. Leur peur était donc parfaitement justifiée.

« Je me vois dans l'obligation de vous sommer de poser vos armes. Je n'ai pas envie qu'il y ait plus de blessés qu'il n'y en a déjà. Cet homme, qui qu'il soit, est sous ma protection. »


Je désignai Kuroi d'un geste du menton, sans lâcher les soldats des yeux.

« Je ne veux qu'une douche, du ravitaillement et la possibilité de passer une nuit confortablement installée. Même chose pour lui. »


Après tout, il avait décidé de m'aider, même si son aide avait été inappréciable. Mais le docteur Shyren m'avait appris que les intentions étaient tout aussi importantes que les actes, et cet homme ne me paraissait pas foncièrement antipathique, juste un peu simplet sur les bords.

« Ramassez vos blessés et laissez-nous. Lorsque nous repartirons demain matin, vous serez libres d’appeler tous les renforts que vous voudrez... Mais j'ai été entraînée pour venir à bout d'armées entières, alors ce sera à vos risques et périls. Vous voila prévenus. »


Je n'allais tout de même pas leur dire que j'avais été créée pour décimer des armées entières. S'ils n'étaient pas au courant pour les magouilles scientifiques de leurs supérieurs, ce n'était pas mon problème. Cela m'arrangeait même. Mieux valait leur laisser croire que je n'étais pas si différente d'eux, malgré... vous savez, mon imperméabilité aux balles, ma force et ma vitesse incroyable, toussa...

« Cela vous convient-il ? »


La question était purement rhétorique... Ils n'avaient pas le choix en réalité. Ce qui me désolait le plus dans l'histoire, c'était que les tirs qui s'étaient perdus sur moi avaient abîmés les vêtements que je portais sur moi, cadeaux du professeur Shyren. Et ça, ça me foutait en rogne.

*On devrait juste tous les tuer, ça irait plus vite.*

*Non sérieusement... Ferme ta putain de gueule.*



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Sam 30 Juin - 17:37
Karasu Kuroi
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Et si on inversait les choses ?
La malchance, je pense que je n'avais jamais autant vécu avec que durant cette journée. Plus le temps avançait, plus la situation devenait désastreuse. J'avais sorti mon arme au pire moment, à peine avais-je terminé ma phrase que les renforts étaient déjà arrivés, me reconnaissant sur-le-champ.

Comme si j'avais eu besoin de ça, les soldats eurent le réflexe de sortir leurs armes, me retrouvant en plein milieu de leur champ de tir, devant ces cinq soldats. À ce moment-là, je dois avouer avoir légèrement perdu le contrôle de mon langage.

« Putain de merde. » Avais-je dis à haute voix tout en soupirant.

Comme je leur avais dit, je dus alors accomplir ma menace. Je n'ai pas hésité à appuyer sur la gâchette de mon arme afin de tirer sur le soldat à ma droite. La balle lui était arrivée en plein dans le ventre, je le vis vaguement se tordre de douleur avant de s'écraser sur le sol.
Quant à l'autre soldat, il fallait que je sois rapide, un coup de poing décroché sur la droite de son visage avait suffi à l'envoyer faire un petit somme.

Mais là venait de se poser un autre problème. J'étais peut-être vif et puissant, mais, à ma connaissance, je ne possédais pas encore la capacité de résister aux balles. J'aurai pu foncer sur les soldats du Ruban Rouge pour les empêcher de tirer, mais avec mes actions précédentes, je me serai pris au moins trois balles ne serait-ce que pendant ma course.

Alors que j'étais en train de réfléchir à toutes les actions possible que j'aurai pu réaliser pour m'en sortir, j'ai senti une main me balayer brusquement sur le côté, me faisait immédiatement sortir du champ de tir des soldats.
Je m'étais relevé aussi que je le pouvais pour découvrir que la personne, qui m'avait envoyé valsé de manière si déconcertante, n'était autre que…

« Yoana ? »

Jamais je n'aurai pu imaginer ça… Alors que je voulais l'aider à rentrer et à la protéger des soldats, voilà que la situation venait de s'inverser. Voilà qui était complètement ironique, je devais l'avouer.
La gamine se tenait debout devant moi, face aux soldats, un pistolet dans sa main et pointé dans leur direction.

Je ne comprenais pas pourquoi elle avait fait ça. C'était beaucoup trop dangereux.

« Yoana ne fait pas ça ! Ces enfoirés n'hésiteront pas à- »

Alors que je tentais de me rapprocher de Yoana pour l'aider. J'entendis les coups de feu des armes des membres du Ruban Rouge. Toutes les balles touchant leur cible… Mais…

« Qu… Qu'est-ce que ? »


Rien, rien du tout. Seul les vêtements de la gamine furent touchés. Les balles, elles, étaient retombées sur le sol, complètement écrasé. Je ne comprenais pas, c'était impossible, seuls les androïdes étaient capables de résister aux balles à ce point.
Mais si elle était un androïde, pourquoi prendre le risque de se déplacer avec une arme à feu ? Sa puissance de frappe lui servirait largement à faire pression sur ses ennemis.

À moins que…

Je me rappelais alors d'une conversation que j'avais entretenue avec le Commandant Copper :

« Une arme… vivante ? »

« C'est un projet se déroulant en ce moment-même dans un laboratoire caché du Ruban Rouge. J'imagine que tu as entendu parler de cette armée de Pilaf qui a été décimée n'est-ce pas ? »

« Ouais, mais j'imagine que les gens qui en parlent se noient dans l'alcool pour oublier. Sérieusement, une gamine qui tue tout un régiment, à elle seule, c'est ridicule. »

« Ils ne sont pourtant pas si loin de la vérité… Je ne suis pas censé partager cette information, mais je tenais à ce que tu en sois informé. Je compte sur toi pour ne pas divulguer l'information. »

« Hum… Ouais bien sûr commandant, mais avouez quand même que c'est pas facile à croire. Et s'il s'agit d'un androïde c'est un étrange choix d'apparence si vous voulez mon avis. »



Ouais, bah apparemment j'aurai dû prendre cette remarque au sérieux. Étant donné que cette arme vivante, elle devait certainement se trouver juste devant moi. Mais qu'est-ce qu'elle foutait là ? Elle était pas censée être confinée dans son labo ? À moins qu'il ne se s'était passé quelque chose depuis que j'avais quitté la ville de Copper.
Je ne vous mentirai pas en vous disant que je n'étais pas vraiment à l'aise. Pourquoi chercher à rentrer clandestinement dans la ville avec la puissance d'une armée ? Qu'est-ce qu'elle voulait exactement ?

Je n'ai pas vraiment eu à trop attendre pour obtenir des réponses à mes questions, bien que des gouttes de sueur commençait parcourir mon visage.
D'une voix pleine d'assurance, elle ordonna aux soldats de poser leurs armes afin d'éviter de faire plus de blessés. Hé bien, rien que ça me disait que l'appellation d'arme vivante était complètement faussée. Bien joué aux scientifiques.
Et en plus de cet ordre, Yoana me désigna comme étant sous sa protection… C'était vraiment le monde à l'envers cette histoire. Moi, qui m'étais fait placer sous la protection d'une gamine, que je cherchais déjà à protéger à la base… La logique de ce monde m'épatera toujours.

Quant à sa demande… Hé bien, je dois dire qu'il n'y avait rien de plus humain. Elle ne demandait que la restauration, une douche et une nuit de sommeil au calme. Pour en arriver à demander ce genre de choses, cela voulait dire qu'elle ne devait pas avoir vécu de très beaux jours dernièrement.
Je dois avouer que je commençais à sentir comme de la tristesse émaner d'elle.
Elle décida également de demander à ce qu'il en soit de même pour moi, je ne pouvais que lui en être reconnaissant.

Sa seule condition était de nous laisser tranquille jusqu'à notre départ demain matin. À ce moment-là, le Ruban Rouge serait libre de faire appel à tous les renforts possibles.
C'était une demande risquée… Mais au vu de leur réaction, je ne sais pas s'ils auront le courage de faire quoi que ce soit à notre encontre, même après notre départ. Surtout que la gamine leur avait spécifiée avoir été entraînée dans le but de détruire des armées entières. Je n'avais alors plus aucun doute par rapport à son identité.

Les soldats, tremblant de peur, prirent quelques secondes pour se remettre de leurs émotions, avant d'accepter l'offre de Yoana. Ce qui était compréhensible. Entre le fait de laisser une personne insensible aux balles passer une soirée dans le village et partir, et se faire tuer par cette même personne, le choix était vite fait.

Je m'étais alors relevé et avais rejoint la gamine en rangeant mon arme dans sa capsule, tandis que, de l'autre côté, les soldats s'étaient divisés pour aller voir les deux gardes que j'avais mis à terre.

« Euh… Je suis pas vraiment sûr de tout comprendre, mais je voulais au moins te remercier et… M'excuser, je ne voulais pas que tu t'impliques comme ça là-dedans alors… Je suis désolé et te suis vraiment reconnaissant pour ton offre. »

D'habitude je ne suis pas du genre à dire ce genre de choses, mais là, c'était nécessaire. Je ne pouvais pas manquer de respect à Yoana.
J'ai alors commencé à avancer dans le village au côté de celle qui venait de me protéger. La moindre des choses étant de me présenter et d'expliquer le comportement des membres du Ruban Rouge vis-à-vis de moi. Tout en restant discret, en profitant d'un moment où il n'y avait que peu de personnes autour de nous.
De toute façon, avec tout ce qu'il s'était passé à l'entrée, les gens n'osaient pas trop nous approcher.

« Donc… Yoana c'est bien ça ? Je m'appelle Karasu Kuroi et… Il y a bien une raison au fait que ces soldats connaissent mon nom. Je suis un ancien capitaine du Ruban Rouge, anciennement sous les ordres du Commandant Copper. Actuellement, je suis recherché pour trahison. »

Je n'allais pas lui dire, pour l'instant, que je possédais sur moi la Dragon Ball à cinq étoiles. Les murs ont des oreilles, surtout les murs du Ruban Rouge. Le bruit de la Dragon Ball n'a du circuler qu'entre les supérieurs du Ruabn Rouge seulement. Si cela venait à s'apprendre, les soldats ne prendraient plus en considération l'offre de la gamine.
Je n'allais pas non lui demander des informations sur elle, j'imagine qu'elle n'avait pas vraiment envie d'en parler.
Pour le moment nous étions à l’abri de toute représailles. Du moins…

Nous ne savions pas qu'après être rentré dans le village, le Ruban Rouge était dors et déjà en train de préparer quelque chose pour nous stopper à notre sortie du village.


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Dim 1 Juil - 11:20
Yamiko Hikaru
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Fuyant le Ruban Rouge

ft. Karasu Kuroi

Apparemment, le choix fut vite fait de la part des soldats du ruban rouge. En même temps, n'étais-ce pas qu'un simili de choix que je leurs avait laissé ? Nous laisser entrer, ou mourir... Peu de personnes sensées auraient choisi la seconde option. J'attendis néanmoins que les soldats emmènent leurs compagnons inconscients et/ou blessés, puis je m'engageai entre les maisons tandis que Karasu se présentait et m'expliquait pourquoi les soldats avaient eu une telle réaction.

Effectivement, je comprenais mieux.

Un ancien capitaine du Ruban Rouge... S'il était en fuite, il devait effectivement avoir été à la recherche d'un peu de confort. Mais la présence du Ruban Rouge s'était avéré un danger pour lui, d'autant qu'il était recherché pour sa fuite. Je comprenais également qu'il ait pu vouloir profiter de mon passage hasardeux en ville pour s'infiltrer avec moi, même s'il s'y était pris de la pire manière possible.

« Je vois... »


Quelque part, nous étions un peu dans la même situation. Tout deux déserteurs de l'armée du Ruban Rouge, tout deux à la recherche d'un instant de calme pour se reposer véritablement et faire le plein de provisions. Heureusement que j'avais pensé à faire les poches de quelques soldats avant de partir du centre... Ça aide mine de rien d'avoir un démon qui vous casse les pieds.

*Ah bah tu vois finalement que... attend... Hey !*

*Ne t'emballe pas, c'est simplement qu'à force de me rabâcher tes conneries, ça m'a distrait de ma peine et j'ai pensé à des choses plus pratiques.*


Je soupirai légèrement avant de hocher la tête à l'adresse de Karasu, qui n'avait toujours pas mon véritable nom. Dans le doute,et puisque les soldats ne semblaient pas m'avoir reconnue, je préférais que cela reste en l'état. Du moins tant que nous serions en ville. Peut-être une fois sortis pourrais-je lui en dire plus...

En attendant, la fusillade avait fait du bruit, et même si les gens ne s'approchaient pas trop de nous, beaucoup nous regardaient bizarrement en chuchotant. Il y avait eu quelques témoins de la scène, et entre Karasu qui tirait sur les gens et moi qui résistait aux balles... Ça allait sans doute jaser, et pendant un bon moment. Heureusement que je n'avais pas prévu de rester plus d'une nuit. En tout cas, pour la détente, on repassera.

*Je maintiens qu'on aurait dû tous les tuer, on aurait pas eu de problème de tranquillité après...*

« Mais c'est pas bientôt finit oui ! Ferme ta grande gueule ! »


Je m'étais figé dans la rue... Et je réalisai un peu tard que j'avais crié pour m'adresser à Yamai. Tellement excédée par ses remarques incessantes que j'en avais finit par le fustiger à haute voix. Certains passants, de ceux qui nous évitaient, me regardèrent d'un drôle d'air en s'écartant encore un peu, effectuant un large détour pour ne pas passer à coté de nous. Je soupirai.

« Désolée, je... ne m'adressais pas à toi. »


Je lançai un regard d'excuse à Karasu avant de reprendre ma route vers un hôtel. C'était un village de taille moyen, il n'y en avait qu'un, et il n'était pas le moins cher qui soit... Mais ce n'était pas vraiment comme si nous avions le choix. Je m'y engageai donc avec Karasu, m'apprêtant à voir sérieusement baisser le montant de mes économies.

Finalement, nous nous mîmes d'accord avec le renégat pour limiter les frais en ne prenant qu'une chambre avec deux lit. Ce n'était pas très intime, mais j'avais d'autres soucis en tête actuellement que de respecter la séparation filles/garçons. D'ailleurs, l’hôtelier nous jeta un drôle de regard lui aussi, mais ne fit aucun commentaire.
Une fois la chambre réservée, nous nous en fûmes faire nos emplettes dans le village. Je laissai Karasu choisir ce qu'il voulait, pour ma part j'optai pour des provisions faciles à conserver que je me procurai dans un supermarché mieux fourni qu'il n'y paraissait au premier abord. Hey, c'était une ville militarisée, qui avait besoin de ressources.
Me rendant compte que les capsules maisons étaient franchement à un prix dérisoire pour ce qu'elles proposaient, je m'en procurai une en me disant que nous vivions dans un monde absolument formidable, un avis que Yamai ne partageait pas. S'il n'en était tenu qu'à lui, il aurait simplement "débarrassée" une des maisons de ses habitants pour y établir son squat.

Une fois mes courses faites - et je me faisais vraiment l'impression d'une ménagère en me disant ça, je rejoignit l'hôtel et me laissai tomber sur le lit du fond avec un soupire. Enfin, j'étais tranquille, sans les regards de la totalité des villageois braqués sur mon dos ou sur les trous laissés dans mes vêtements par les impactes de balles. Il faudrait un peu que je voie ce que contenait la maison que je venais d'acheter tiens... Mais ce serait pour plus tard.

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Mar 3 Juil - 18:17
Karasu Kuroi
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Yoana semblait comprendre la situation dans laquelle je me trouvais. J'avais l'impression qu'elle cherchait aussi à se reposer depuis un petit moment… Après tout, si mes déductions étaient bonnes, elle était bel et bien cette arme dont m'avait parlé le Commandent Copper.
En tout cas, cela pourrait expliquer sa résistance aux balles. Elle devait sûrement être en cavale depuis plusieurs jours elle aussi…

Je ne tenais pas à lui poser de questions pour éclaircir mes pensées, et cela pour plusieurs raisons :
Première raison, s'il s’avérait que j'avais tort, alors je révélais à une simple gamine que le Ruban Rouge possédait une arme vivante, possédant la force de battre tout un bataillon, et que cette dernière était en cavale et qu'on ne savait pas où elle se trouvait… Bonjour la panique
Deuxième raison, s'il s'avérait que mes déductions étaient exactes, il ne fallait absolument pas attirer l'attention du Ruban Rouge sur elle. En tout cas, pas plus qu'elle ne l'était déjà. De plus, j'imagine qu'elle n'aurait pas vraiment envie de parler de sa cavale, ça ne devait pas être très jolie.

Cela mis à part, nous pouvions tous les deux profiter d'un moment de calme, bien que les habitants n'osaient pas nous approcher, mais nous regardaient bizarrement tout en faisant des commentaires à voix basse.
Je ne savais pas ce qu'en pensait Yoana, personnellement je n'en avais rien à faire. Ce genre de personnes passent leur temps à critiquer tout ce qu'ils voient, mais sont tout de même bien contents que quelqu'un soit là pour leur sauver le cul. Avec le temps, j'avais appris à ignorer ce genre de personne, j'avoue ne pas avoir pris trop de temps.

Malgré tout, je tentais tout de même de restreindre ma curiosité envers la gamine. Pour être franc, et surtout logique, je ne savais absolument rien d'elle. Je n'avais en moi que des suppositions, et ce seulement pour l'avoir vu résister aux balles. Soyons d'accord, ce genre de choses n'étaient pas vraiment communes, surtout de la part d'une fillette.
À vrai dire, cette situation m'irritait. À qui ou quoi avais-je affaire ? Une simple gamine perdue mais qui peut résister aux balles ? Un androïde qui se déplace avec un pistolet ? Ou cette fameuse arme vivante ?
Je me déplaçais avec cette habitude que j'avais de me frotter le menton lors des mes longues réflexions. Je ne voulais pas risquer de froisser Yoana, même si je désirai vraiment en savoir plus… J'imaginais qu'une simple petite question avec des mots bien choisis pourrait me permettre d'obtenir une réponse, non ?

« Je- »

… Non, apparemment ce n'était pas le bon moment. La gamine s’arrêta d'un seul coup avant de balancer une soufflante.
Wow, à dire vrai, je serais surpris de savoir qui, dans le village, avait réussi à ne pas l'entendre crier. Tous les regards, dont le mien évidemment, s'étaient braqués sur Yoana. Tandis que, de l'autre côté, les passants s'écartaient encore plus de nous deux.
Pourtant… Je n'avais même pas pu, ne serait-ce que commencer ma phrase ! Pourquoi avait-elle réagi ainsi ?

Quelques instants plus tard, Yoana semblait avoir remarqué les conséquences de sa gueulante. Elle soupira légèrement avant de venir s'excuser auprès de moi, m'expliquant qu'elle ne s’adressait pas à moi… Hé bien dans ce cas, je me demandais bien à qui était adressée cette remarque.
Mais si j'avais bien appris une chose, c'était qu'un regard ne pouvait mentir. Celui de Yoana était franc. Bien que, dans ce cas, ça ne faisait qu'encore plus me demander à qui s'adressait la gamine. À peine avais-je voulu commencer à poser une question que je repartais déjà avec d'autres.

« Oh, ne t'en fais pas pour ça. »

Nous avions tous les deux terriblement besoin de repos. Qui sait, peut-être qu'une conversation à ce sujet serait envisageable le lendemain.
Quoi qu'il en soit, lorsque nous fûmes arrivé à l'hôtel, j'ai immédiatement proposé à Yoana de séparer la note sur une chambre double. Passer une nuit tranquille à un prix raisonnable, c'était bien ce que valait le service qu'elle m'avait rendu. L’hôtelier nous défigura, comme tout le monde. Je n'étais plus à ça près. De toute façon, il n'aurait à nous supporter que pendant une seule nuit, il pouvait retrouver sa petite vie tranquille après si cela lui chantait.

Suite à cela, nous avons décidé de nous séparer pour notre recherche de matériel et de nous rejoindre à l'hôtel. Ma première destination fut un pub, je devais remplir ma gourde. Au moins ici, il y avait une bonne ambiance. La plupart des gens restaient ici une bonne partie de la journée, ils ne devaient même pas savoir que le Ruban Rouge avait tiré sur nous il y avait quelques minutes de cela.
Ça me facilitait les choses, le barman m'avait même rempli ma gourde gratuitement. Il fallait dire que j'avais toujours fait bonne impression dans les bars. Le genre de type qui essaie d'être amical avec les amoureux de l'alcool, une grande famille.

Suite à cela je me suis rendu à un point de vente de Capsule Corp. Je leur avais déjà acheté une capsule afin d'y ranger mon arme, je me demandais s'ils n'avaient pas d'autres objets utiles dans le même genre.
La Capsule de survie était plus qu'intéressante. Je risquais moins de me faire repérer avec une tente qu'avec une maison, elle contenait également de la nourriture pour 5 jours, et même une trousse de soin. C'était un bon point de départ, et je pourrai toujours recharger mes provisions si je parviens à entrer dans d'autres villes ou villages.
J'avais également décidé de prendre une Capsule fumigène. Toujours utile si je venais à me faire encercler par mes ennemis. Il est vrai que la fuite était une preuve de lâcheté, mais je n'allais pas me laisser tuer pour que mes opposants récupère la Dragon Ball sur mon cadavre frais. Il en était hors de question.

Une fois mes achats en poche, j'ai pris la direction de l'hôtel. En entrant dans la chambre, je pouvais remarquer Yoana écroulée sur son lit. En la voyant, je poussai un petit rire de satisfaction, cela me faisait plaisir de voir qu'elle pouvait enfin se reposer, et je dois bien avouer que sa posture était assez drôle.
J'ai retiré le sac contenant la Dragon Ball de mon épaule pour l'accrocher au niveau de la tête du lit. Je n'allais pas dormir avec, mais je préférais la savoir proche de moi.
Je me suis à mon tour mis assis sur le lit, puis me couchais sur le dos, en faisant passer ma jambe droite sur mon genou gauche, tout en croisant mes mains derrière ma tête. Je fermais les yeux le temps de prendre une grande inspiration. Enfin une occasion de pouvoir se reposer sans se soucier de ce qu'il risquait de pouvoir m'arriver.

Je préférais garder le silence pour le moment, Yoana et moi avions grandement besoin d'un peu de tranquillité, et pour cela rien de mieux que le silence. De plus, je ne souhaitais pas risquer de brusquer la gamine avec des questions, futiles ou non. Je préférai lui laisser le soin de commencer une conversation. Nous avions certainement beaucoup à apprendre l'un de l'autre.


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Karasu, porte-malheur

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Sam 7 Juil - 11:35
Yamiko Hikaru
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Fuyant le Ruban Rouge

ft. Karasu Kuroi

Karasu ne tarda pas à rentrer après moi, et ainsi nous nous retrouvâmes tout deux écroulés sur nos lits respectifs dans un silence qui en devenait presque gênant. J'entendais les bruits de la ville étouffés par les murs de la chambre, la fenêtre entrouverte nous les laissant tout de même bien audible. Les yeux clos, je les écoutaient,  la recherche d'un indice sur les action du Ruban Rouge. Car honnêtement, je ne pensais pas qu'ils nous laisseraient réellement en paix jusqu'au lendemain. Il était fort probable qu'ils attendent que nous nous endormions pour venir récupérer Karasu et... Je ne sais pas, se débarrasser de moi, me capturer ? Cela dépendait de ce qu'ils savaient à mon sujet.

« Nous devrions faire des tours de garde pour la nuit... Les soldats du Ruban Rouge ne sont pas du genre à respecter leurs engagements. »


Sur ces mots, prononcés à voix basse, je me redressai et tirai sur les pans de ma chemise trouée. Mon souvenir du docteur Shyren le plus important était mon ruban, peut-être que je pouvais me débarrasser de ces vêtements... Je m'y étais sans doute trop attachée, leur destruction m'attristait. Mais il était évident qu'ils n'allaient pas rester absolument intactes si le les portais.

J'étais vraiment une gamine parfois.

« Je vais prendre le premier tour de salle de bain, si ça te dérange pas... »


Sur ces mots, je me levai et me dirigeai vers ladite salle de bain. Je verrouillai la porte et fis l'inventaire des savons, shampoings et serviettes mises à disposition. Ce n'était pas énorme... Mais cela devrait faire l'affaire. Je pris l'une des trois serviettes, un pain de savon et un petit sachet de shampoing, laissant le reste à Karasu pour lorsqu'il voudrait lui-même faire sa toilette.

Vingt minutes plus tard, je ressortais enveloppée de la serviette, mes cheveux mouillés collés aux épaules. Laissant à Karasu le soin de se laver si le coeur lui en disait, je m'emparai de mon sac de voyage pour en sortir ma seule et unique tenue de rechange. D'anciens vêtements d’entraînement dont je me servais avec le Ruban Rouge. C'était loin d'être discret, mais cela valait mieux que la tenue ruinée du Docteur Shyren, qui reposaient à présent dans la poubelle de la salle de bain.

Paix à son âme.

J'étalai donc mes vêtements sur le lit en attendant de finir de me sécher. Un débardeur et un short kakis et des collants noirs. Le débardeur était frappé à la poitrine du sigle du Ruban Rouge. Cela fit bondir Yamaï dans ma poitrine, mais je le calmai d'une taloche mentale. D'ailleurs...

*T'es plutôt discret ce soir... Qu'est-ce qu'y a, t'es malade ?*

*Non, je me disais juste que c'est la première fois que je nous vois toute nue depuis que j'ai réintégré notre corps... On est pas mal foutue. Manque un peu de poitrine, mais...*

*...T'es tellement beauf.*

*Beauf ?*


Je soupirai et m'assis sur la seule et unique chaise de la chambre. Lorsque Karasu aurait finit de se mettre à l'aise, nous allions certainement devoir parler. Je n'en avais pas très envie...

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Mer 1 Aoû - 22:16
Karasu Kuroi
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Partir ne sera pas si simple
Ouais, c'était peut-être sympa au début, mais au bout d'un moment, le silence de la chambre, perturbé par le bruit sourd de l'agitation à l'extérieur, ça donnait envie de se tirer une balle.
Yoana semblait être du même avis, et décida de rompre ce silence. Dieu que ça faisait du bien.
Elle proposait de garder la chambre à tour du rôle, redoutant la rupture de l'engagement du Ruban Rouge. Il est vrai que dans ce genre de situation, il valait mieux surveiller ses arrières. J’acquiesçai donc, en proposant de faire la première moitié de la nuit.

La gamine regardait par la suite l'état de ses vêtements, elle avait beau résister aux balles, ça ne semblait pas être le cas de cette chemise, paix à son âme. Après coup, elle proposa de prendre le premier tour de salle de bain. Cela ne me dérangeait pas le moins du monde, j'étais habitué à ne pas prendre de douches sur le terrain pendant plusieurs jours,attendre une dizaine de minutes de plus n'allait pas me tuer. De plus, je pense qu'elle en avait bien plus besoin que moi.

J'entendais l'eau de la douche couler à travers le mur séparant la chambre de la salle de bain, pas trop bien isolé mais bon, ce n'était pas comme si on comptait prendre des douches pendant que l'autre dormait.
Attendant patiemment mon tour, je vérifiais aux quatre coins de la pièce la présence, ou non, de caméra… Pfiou, on était tranquille.
Je sortais la Dragon Ball de mon sac, la tenant face à mon visage, tandis que j'étais affalé sur le lit.
Je me demandais bien ce que c'était quand même, ça semblait trop parfait pour être sculpté à la main, mais également très étrange de savoir ces petites étoiles à l'intérieur sans voir une seule trace d'une quelconque ouverture pour les faire passer.

Une chose était sûre, j'avais bien entendu les mots de Copper. Il semblait, par ailleurs, sûr de ses paroles… Je ne pouvais pas les laisser trouver les autres avant moi, cependant une autre question venait à se poser…
Le Roi Pilaf semble, lui aussi, être à la recherche de ces petites boules oranges. En les récupérant, je me doutais que le Ruban Rouge ne resterai pas mon seul ennemi. Lorsque cela arriverait, il me serait beaucoup plus difficile de me cacher et de me défendre… Il fallait que je trouve un endroit, un endroit pour mettre les Dragon Ball à l'abri, un lieu caché et difficile d'accès. Encore fallait-il le trouver.

Je fus tiré hors de ma réflexion par le bruit de la porte de la salle de bain, rangeant ma boule de cristal aussi vite possible, espérant que Yoana n'ait rien repéré. Je ne savais rien d'elle, je n'allais pas révéler ma trouvaille et les raisons de ma poursuite à une inconnue, cela l'exposerait bien trop au danger.

Je suis alors parti en direction de la salle de bain, laissant son intimité à ma colocataire à durée indéterminée. Dieu que cette douche était agréable et qu'elle rafraîchissait mes idées. Tandis que l'eau tombait sur mon corps, je pensais à une chose.
Le Ruban Rouge tenterait certainement de frapper au moment où nous nous y attendrons le moins. La nuit semblait être un moment opportun, mais il ne fallait pas oublier un facteur dans l'addition : La puissance de Yoana.
Quand une personne se présente devant vous, résiste aux balles, et que vous faites parti du Ruban Rouge, une seule solution s'offre à vous… Appeler un cyborg ou un androïde. J'en avais déjà vu se battre, et les résultats pour la plupart sont une hausse des demandes de paysagistes. Sans doute qu'ils ne frapperaient pas avec l'une de ces machines en pleine ville. Laisser les habitants mourir en guise de dommage collatéral ne serait pas très bien vue, et réduirait considérablement leur effectif. Personne ne voudrait rejoindre une armée qui accepterait de tuer ses citoyens par inadvertance.
Par contre, on allait devoir s'attendre à subir une attaque après quelques kilomètres de marche de la sortie de la ville, j'y aurais mis ma main à couper.

Sortant de la salle de bain, uniquement habillé de mon pantalon, je remarquai le changement de tenue de Yoana, un débardeur estampillé Ruban Rouge… J'avais maintenant la certitude qu'elle y  appartenait elle aussi, autrefois. J'avoue avoir fixé ce logo quelques petites secondes par légère curiosité, avant de m'asseoir sur le bout de mon lit, face à elle, tout en remettant mes autres habits.

« Bon… Comme dit, je peux prendre le premier tour de garde, ainsi tu pourras te reposer autant que tu le voudras avant de prendre le relais. De plus je voulais juste te prévenir de quelque chose. Certes, nous risquons de peut-être nous faire attaquer cette nuit… Mais ma plus grande inquiétude est pour demain, lorsque nous quitterons les lieux. Il est fort à parier que le Ruban Rouge en profitera pour nous envoyer l'artillerie lourde… J'imagine que tu sais de quoi je parle, n'est-ce pas ? » Dis-je en regardant vaguement le sigle du Ruban Rouge sur son débardeur.

J'avais évidemment trop de questions en tête à lui poser, mais là n'était pas le plus important. Je devais, avant toute chose, assurer notre sécurité.
En plus de cela, ce genre de questions n'étaient pas vraiment à poser. Je préférais que ce soit elle qui ouvre la conversation par rapport à cela. Seule elle était capable de savoir si elle me faisait assez confiance pour en parler ou non.

Je voulais aider et protéger cette gamine, pas l'inverse.


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Jeu 2 Aoû - 10:19
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Fuyant le Ruban Rouge

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Je profitai que Karasu se lavait pour enfiler les vêtements que je m'étais sortis. Au moins, ils étaient confortables. Je pourrais toujours remettre mes bottes, ce ne serait pas un souci ça au moins. Le seule souci étant qu'ainsi, je ne pouvais plus arborer le bijoux à ma main gauche discrètement. Au moins avant pouvais-je tendre la manche de ma chemise dessus, mais maintenant avec le débardeur, ce ne serait plus une option…
Songeuse, je levai ma main devant moi pour perdre mon regard dans les reflets du joyaux mauve qui l'ornait. Je n'avais pas réussi à le retirer depuis le massacre perpétré par Yamai. Pas que le bijoux soit laid, bien au contraire, mais il était d'une beauté malsaine, tout comme ce qu'il contenait. Je le savais. L'âme de Yamai, si tant est qu'un démon puisse en avoir une.

*Oh, c'est vexant ça. Bien sur que nous avons une âme !*


Certes… il était vrai que par essence, Yamai et moi étions la même personne.

Finalement, je fus heureusement tirée de mes pensées lorsque Karasu sortit de la salle de bain, propre à son tour. Et torse nu.

Ca encore, ce n'était pas un problème. Après tout, les soldats du centre où j'avais été élevée s'entrainaient souvent torse nu pour avoir moins chaud ou pour comparer leurs musculatures dans un excès de virilité assez ridicule il fallait bien l'avouer. Mais bon, c'était pas franchement pareille que de se retrouver dans une chambre d'hôtel avec un inconnu a moitié nu.

Le rouge me monta inexplicablement aux joues et je détournai les yeux pour le laisser s'installer et finir de s'habiller.

Ma réaction me surprenait moi-même. Comme dit, j'avais déjà vu des hommes à moitié nus, alors pourquoi là ça me gênait ?

*Hahaha ! C'est ça, d'être dans u corps d'adolescente, tes hormones te jouent un tour !*


…Sérieusement ? Je n'avais rien d'autre à penser là maintenant ? Mes hormones ? C'était un truc aussi bête que ça ? Ridicule… Heureusement, je fus distraite par Karasu, qui reprenait enfin la parole. Il semblait craindre que le Ruban Rouge ne nous envoie plus dangereux qu'une simple escouade de soldats… A juste titre. Je m'étais montrée extrêmement dangereuse. De simples soldats craindraient pour leur vie.

En tout cas, je remarquai son regard insistant au logo imprimé sur mon débardeur. Effectivement, il n'y avait pas moins discret. Avec ça, autant crier sur les toits "Hey ! Je suis de chez vous, mais j'vous tape dessus, tout va bien !". Cela dit, ce pourrait bien jouer en ma faveur dans les temps à venir… Peut-être pas directement, puisque j'étais fichée ennemie dans cette ville, mais la prochaine fois… Avec ma force extraordinaire et ma capacité à résister aux balles, je pourrais me faire passer pour une Cyborg, peut-être ?

« Tu crains qu'ils ne nous envoient des Cyborgs ? »


Et effectivement, en tant que simple humain, Karasu pouvait légitimement craindre l'intervention d'une telle créature. Cela dit, la perspective ne m'inquiétait pas vraiment pour ma part. Des Cyborgs, quelques uns étaient déjà passés au centre, surtout pour tester mes capacité par rapport à cette arme de destruction massive du Ruban Rouge. Si un ou deux d'entres eux avaient réussis à me mettre en difficulté, je n'avais pas perdu u seul combat.

« Ils le feront, ce n'est même pas un sujet à questionner. Mais est-ce que ce sera une bonne idée… Pour eux j'entend, cela reste ouvert. »


Je savais qu'un peu de Yamai filtrait en moi à cet instant, parce-que la perspective de désosser un cyborg me mettait en joie. Un vrai combat, avec quelqu'un qui saurait me résister, au moins un peu, voilà qui…

Lentement, un sourire étira mes lèvres.

*Non, ça suffit.*


Mon sourire disparut, et je me pris la tête entre les mains quelques secondes le temps de respirer et de refouler le démon en moi. Il protesta, bien entendu, mais je parvint finalement à reprendre le contrôle totale de mon corps et à reposer mes mains à plat sur mon matelas. Je soufflai longuement.

« Sinon, tu peux prendre le premier tour de garde si tu veux. »


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Ven 10 Mai - 20:57
Karasu Kuroi
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Derniers doutes
Pendant mes explications, il me semblait avoir remarqué le visage de Yoana rougir légèrement. J’espère que c’était juste à cause de la chaleur… J’avais pas vraiment envie de m’embarquer dans ce genre d’histoire, j’avais déjà assez de problèmes comme ça.

Dans tous les cas, elle avait compris où je voulais en venir, et elle aussi partageait mon avis. En effet, ce n’était pas qu’une crainte à avoir, le Ruban Rouge nous enverra un Cyborg à l’instant même où nous sortirons de la ville, c’était une chose sûre.
Elle sous-entendait cependant que cela ne serait pas forcément une très bonne idée pour eux. Je dois avouer que je ne voyais pas vraiment où elle voulait en venir. Enfin, si, mais cela me surprenait. Je ne la connaissais pas depuis longtemps, mais cette réaction me semblait étrange. Pour l’instant elle avait l’air de vouloir rester calme et gentille, alors l’entendre dire ce genre de choses, je trouvais cela vraiment bizarre.
Je remarquais alors qu’un léger sourire s’était formé sur son visage… Ça faisait froid dans le dos. Un frisson avait littéralement parcouru l’entièreté de mon corps au moment où je découvrais ce visage. Je dois avouer que mon hypothèse semblait devenir de plus en plus réelle. Étais-je vraiment face à cette arme secrète du Ruban Rouge ? Si c’était le cas, qu’elles étaient ces intentions ? Était-elle en parfait équilibre ou bien cachait-elle son jeu afin de prendre son opposant par surprise ? Si tout cela s’avérait réel…

Alors… Étais-je en danger face à cette personne ? Après tout, j’avais peut-être sous-estimé le Ruban Rouge, peut-être était-ce eux qui me l’avait envoyé, afin que je baisse ma garde et qu’il puisse me récupérer avec la Dragon Ball au passage.

Cependant… Un détail vint alors effacer tous ces soupçons. Ce sourire avait disparu aussi vite qu’il était venu. Je voyais Yoana s’attraper la tête entre les mains, tentant de reprendre son souffle. Décidément, je ne comprenais vraiment rien à la situation… Mais cette vision que j’avais sous les yeux, j’avais tout bonnement l’impression de voir une enfant voulant reprendre le contrôle de la situation.
Il m’était impossible de véritablement comprendre ce qu’il se passait. Mais, par réflexe, alors qu’elle se concentrait sur sa respiration, j’ai posé ma main sur son épaule. Un « je suis là » sans vraiment en être un.
Non, Yoana ne pouvait pas être une ennemie. Si c'était vraiment le cas, j'aurais aimé intégrer la troupe de théâtre des soldats de la ville, parce qu'ils auraient été des putains de bons acteurs, bien qu'en général on ne se tire pas dessus sur scène. Et puis, connaissant le QI de ces soldats… Je trouverais ça vraiment surprenant.

À vouloir faire confiance à cette gamine, j'aurais presque eu envie de lui parler de la Dragon Ball, mais elle me sorti de mes pensées en m'annonçant que j'étais libre de prendre le premier tour de garde si j'en ressentais l'envie.
Elle devait vraiment avoir besoin de se reposer.

« Je ne te donne pas d'horaire précise pour le second tour, dors comme il te convient, on échangera quand tu te réveilleras. »

J'avais clairement besoin de repos moi aussi, mais j'en étais pas encore au point d'avoir des réactions comme les siennes. Tant pis, c'était pas très grave, étant donné que j'avais acheté une capsule contenant une tente je pourrai me reposer plus tard, et en dormant sur autre chose que de la terre.
Finalement, mon idée de lui parler de la Dragon Ball s'envola aussitôt. Décidément c'est pas les bonnes idées qui pleuvent aujourd'hui. Bien sûr, elle pourrait ainsi comprendre pourquoi le Ruban Rouge en avait autant après moi, mais cela ferait surtout d'elle un témoin, voir une complice à leurs yeux. Je ne peux pas me permettre de l'exposer ainsi au danger.

J'ai alors pris la capsule qui contenant mon arme dans la main, tout en reste assis sur une chaise que j'avais placée de manière à pouvoir observer la chambre dans sa quasi totalité, mais qui me permettait surtout d'avoir un point de vue sur la porte et la fenêtre, les deux seules entrées. J'espérais que personne n'essaierait de rentrer, mais je voyais mal les soldats tenter de nous prendre par surpris avec ce qui était arrivé plus tôt dans la journée, à l'entrée de la ville.

Je restais donc assis sur ma chaise, m'amusant à faire sauter ma capsule dans ma main. J'attendais simplement de voir si Yoana voulait discuter d'une dernière chose avant de s’endormir. Sinon, j'étais parti pour rester en mode caméra de surveillance pendant une bonne partie de la nuit.


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Karasu, porte-malheur

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Ven 10 Mai - 22:36
Yamiko Hikaru
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Fuyant le Ruban Rouge

ft. Karasu Kuroi

Laissant Karasu s'installer pour son premier tour de garde, je me laissai aller sur le lit pour me glisser sous la couverture.Je n'étais pas habituée à dormir avec de la compagnie, la seule expérience que j'ai eu à ce niveau étant la première mission effectuée pour le Ruban Rouge, mais il me faudrait m'en accommoder. Heureusement, l'hôtel était bien fait, et l'interrupteur pour la lumière se trouvait au dessus de la table de nuit. Je le pressai donc et fermai les yeux, me roulant en boule sous les couvertures... Sans parvenir à me débarrasser d'une certaine appréhension.

Jusqu'à présent, et depuis ma réunification avec Yamai, j'avais toujours dormi en extérieur. Et seule. Je ne m'étais pas inquiété de ce qu'il se passait lorsque je dormais. Aussi, et même si je m'étais toujours réveillée à l'endroit où je m'étais endormi, je m'inquiétai. Est-ce que Yamai pourrait profiter de mon sommeil pour prendre le contrôle de mon corps ? Je n'avais aucun moyen de le savoir... Mais je n'avais plus le choix. J'étais fatiguée, tant par ma journée, par ma lutte perpétuelle contre le démon, que par le fait que je n'avais pas passé une nuit complète depuis... Une éternité, me semblait-il... Yamai usait de plus en plus ma patience, érodait mes résistances affaiblies par la fatigue, et je devais me reposer.

Sans quoi, il prendrait à coup sur le contrôle. Le danger de le voir affleurer à la surface était de l'ordre de la certitude si je ne reconstituais pas quelques forces. Aussi fis-je taire mes inquiétudes autant qu'il m'était possible de le faire, me concentrant sur ma respiration pour l'apaiser. Je n'avais pas de réveil, j'espérais simplement m'éveiller au bon moment pour relayer Karasu...

Lorsque je m'éveillais, il faisait nuit noire. Le store était fermé, nous coupant des lumières de la ville, mais je ne me trompais jamais à ce sujet... L'air sentait la nuit, l'atmosphère sentait la nuit, le monde sentait la nuit.

*Nous saurons toujours lorsqu'il fait nuit. Nous sommes dans notre élément.*


Je ne relevai pas sa remarque, sommeillant encore à moitié. Mes rêves avaient étés peuplés de flash de notre ancienne vie, de la trahison d'Osomnum et du désir que j'avais de l’équarrir en prenant tout mon temps. Le rêve avait été intense, comme toujours, et il me fallait un moment pour en sortir... J'espérais simplement ne pas avoir parlé en dormant.
Je me levai finalement en me frottant les yeux. M'emparant du ruban que j'avais posé sur la table de chevet, seul pièce rescapée de mon ancienne tenue, je la regardai un instant. Je ne voyais peut-être pas aussi bien que Yamai dans le noir complet, comme il me l'avait si souvent fait remarquer dans l'espoir que je lui laisse la barre, mais je distinguais tout de même les contours de l'étoffe, et un peu sa couleur d'un rouge profond. Le docteur Shyren...

Je secouai un peu la tête et m'attachai les cheveux. Karasu montait toujours la garde, et je constatai avec plaisir qu'il ne s'était pas endormi. Sans doute le fait d'avoir fait parti du Ruban Rouge l'avait-il habitué à des nuits de sommeil assez courtes, où monter la garde était fréquent.

« Je peux prendre la relève... Va te reposer. »


Ma voix était encore ensommeillée.
Silencieusement, je me glissai hors des couvertures, saisie par l'air froid de la nuit. Dans l'espoir de remédier à ce problème, je m'emparai de mon sac de voyage à la recherche d'un gilet ou quelque chose d'approchant... J'en trouvai un, et le passai sur mes épaules, laissant mon collègue déserteur s'installer pour les quelques heures de sommeil qu'il lui restai. Puis je m'installai sur une chaise, mon pistolet sur les genoux.

La nuit passa tranquillement. Apparemment, les soldats du Ruban Rouge avaient décidé de tenir parole et de ne pas nous attaquer. J'eus le temps de quelques réflexions, notamment de me rasséréner par rapport à quelques inquiétudes - apparemment, Yamai ne prenait pas le contrôle lorsque je dormais. Il essaya bien d'engager la conversation, mais je ne répondais pas à ses tentatives, et il se lassa bien vite. Maintenant que j'étais reposée, j'arrivais mieux à résister à la pression constante qu'il infligeait à mon esprit.

*Pourtant, il faudra bien que tu cède un jour... Nous ne pourrons pas rester séparés éternellement. Cela te fait souffrir, et moi aussi.*


Je le sentais. Cette fracture en moi, qui me séparait de Yamai. Il devait la sentir aussi. Mais je n'étais pas prête à abandonner mon individualité pour lui. Je ne voulais pas perdre ce que le docteur Shyren avait fait de moi. Que sont 18 années dans l'existence d'un seigneur démon ? Peu de choses, mais je tenais à ce peu de chose car elles étaient tout ce qui me définissait, qui me différenciait de Yamai. Qui faisait de moi un être meilleur.

Finalement, le jour se leva lentement, les rayons timides du soleil perçant à travers le store abaissé. Il serait bientôt temps de réveiller Karasu... Nous pourrions réfléchir ensembles à ce que nous allions faire ensuite. Je ne me voyais pas le laisser seule à la merci d'un cyborg du Ruban Rouge... Surtout si le cyborg était envoyé pour récupérer une expérience ratée telle que moi. Il n'avait pas à souffrir de mes problèmes. Or, je saurais me défendre face à une telle machine. Lui... C'était moins sur.

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Mer 15 Mai - 22:32
Karasu Kuroi
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Une nuit plutôt paisible
Le soleil commençait à se coucher quand Yoana partit dormir et que je pris le premier tour de garde. Continuant de jouer avec la capsule de mon arme, je n’entendais que la gamine faisant du bruit en entrant dans les draps de son lit, cherchant certainement la chaleur et la position la plus agréable pour entamer sa nuit de repos. Moi j’allais encore devoir attendre un petit peu, mais nous devions absolument surveiller nos arrières.

J’attendais tranquillement sur ma chaise, voyant le temps passer et le taux de lumière passant à travers le store de la fenêtre s’amoindrir. Je dois avouer que je n’avais jamais vraiment fait attention au changement de lumière causé par le crépuscule. Regarder la lumière projetée se déplacer lentement sur le mur me fascinait, cela donnait une atmosphère très calme dans la pièce où nous nous trouvions. Ouaip, c’était certain, bien qu’il faille monter la garde, on était sûr de pouvoir se reposer ici, en tout cas bien plus que si on avait passé la nuit dehors.

Il ne se passait pas grand-chose. Enfin, pas grand-chose est un très grand mot, il serait plus justifié de dire qu’il ne se passait absolument rien, si ce n’est Yoana qui se retournait dans sa couverture. Mais bon, c’était ça de faire un tour de garde. On s’ennuie, il ne se passe et ne se passera certainement rien, mais pour autant il ne fallait pas relâcher sa vigilance, car l’ennemi pourrait frapper à n’importe quel moment.
Je profitai tout de même d’un petit moment, rien que pour moi. Je me levais doucement de ma chaise, en évitant de faire trop de bruit pour ne pas réveiller la gamine. Arrivé au niveau de la fenêtre, je tirai le store afin de révéler le paysage qu’elle nous laissait entrevoir. La vue était absolument splendide, on pouvait voir le contraste de la lumière naturelle de la lune avec la lumière urbaine. Le ciel était dégagé, il n’y avait aucun nuage et on pouvait clairement distinguer la plupart des étoiles arpentant le cosmos. De l’autre côté, l’éclairage urbain était présent, mais pas envahissant. La lumière des lampadaires laissaient transparaître des rues calmes, vides, mais parfois jonchées par quelques passants, certainement sortant d’un bar ou d’un restaurant. Il y avait tout de même quelques preuves d’activités la nuit, en témoigne ces passants mais également les quelques lumières encore perceptibles à travers les fenêtres des habitations.
Cette ville paraissait si calme, apaisée, si… Normale. On avait vraiment du mal à croire qu’en dehors de ces murs, le Ruban Rouge et les troupes de l’empereur Pilaf se livraient à une lutte sans merci. Tout cela dans le but de terrasser l’autre, et d’obtenir ces étranges artefacts que sont les Dragon Ball.

Les Dragon Ball… Je ne savais rien à leur sujet. Tout ce que je savais, c’est que le Ruban Rouge voyaient en elles le pouvoir de vaincre Pilaf et de dominer le monde. Mais je n’avais pas d’autres pistes. Comment devrais-je voir celle que j’ai actuellement entre mes mains ? Comme une partie d’une arme ? Comme une trace d’une ancienne civilisation ? Comme une simple boule de verre orangée ? En tout cas, je savais que je ne devais pas la laisser entre les mains du Ruban Rouge ou de celles de Pilaf. Toutefois, j’aimerais tout de même en apprendre plus à leur sujet. Si ces têtes de nœuds avaient réussi à obtenir des informations dessus, alors je devais très certainement en être capable également. Je devais simplement trouver une piste, n’importe laquelle, et peut-être que cela me permettra également de trouver un endroit sûr pour les dissimuler à l’abri de n’importe lequel des deux camps. Mais, pour l’instant, je ne devais pas la laisser s’éloigner de moi.

Alors que je réfléchissais à tout ça, je fus tiré de mes pensées par une voix. J’avais légèrement paniqué, laissant le store retomber devant la fenêtre, et me retournant afin d’examiner la pièce, ma capsule en main. Je balayais la chambre d’hôtel du regard, mais je ne voyais rien. Non, pas parce qu’il faisait trop noir, juste parce qu’à part la gamine et moi, il n’y avait absolument personne dans la pièce. Je pris tout de même le soin de tâter ma sacoche, pour vérifier si la Dragon Ball était toujours à l’intérieur, ce qui était le cas.

*C’est étrange, j’aurai juré d’avoir entendu quelque-*

Oui, j’avais bel et bien entendu quelque chose qui venait de l’intérieur de la chambre, mais cela venait de Yoana. Était-elle en train de faire un cauchemar ? Je voyais ces draps s’agiter légèrement, elle semblait avoir le sommeil agité. Et apparemment elle faisait partie de ce groupe de personnes qui parlaient pendant la nuit.

Je n’y faisais pas vraiment attention, je n’entendais d’elle que des intonations et de vagues menaces coupées par le fait qu’elle se trouvait dans un sommeil profond. C’est que c’est pas facile d’aligner des mots quand on n’a pas l’entièreté de son cerveau qui est réveillé. Jusqu’à ce qu’une sorte de nom paru comme étant la parole la plus claire qu’elle est prononcée : Osomnum.

Elle répétait ce nom plusieurs fois, et ses paroles étaient devenues beaucoup plus compréhensible. Un désir de vengeance, des menaces directes à l’encontre de la vie de cette personne… Je pense avoir déglutit sans le vouloir à ce moment-là. Yoana semblait faire des rêves très étranges. Je pouvais déjà abandonner l’hypothèse de l’androïde… Parce que ces trucs-là ne dorment pas et donc ne rêvent pas. L’hypothèse de l’arme vivante dont m’avait parlé le Commandant Copper semblait s’affirmer de plus en plus…

Je préférais ne pas la réveiller. Je suis alors retourné m’asseoir sur ma chaise le reste de mon tour de garde. J’entendais Yoana parler encore quelques fois durant la nuit. Je ne sais pas ce qui était arrivé à cette petite, mais ça semblait avoir laissé des séquelles.
Plus tard, je la vis sortir des draps en se frottant les yeux. Puis, elle regarda un instant le ruban entre ses mains, secoua sa tête et attacha ses cheveux. Elle se dirigea vers moi en disant qu’elle prenait son tour de garde et que je pouvais partir me reposer.

« Bien reçu. »

Bien reçu ? Tu faisais bien d’aller dormir Karasu, c’était à une gamine que tu parlais, pas à un soldat. Mis à part cela, je ne pris que la peine d’enlever mes chaussures avant de me recouvrir de la couverture afin d’échapper au froid de la nuit. Je pris également la précaution d’attraper ma sacoche et de la serrer contre moi dans mon sommeil. Yoana montait la garde, mais nous n’étions jamais trop prudents. De plus, protéger la Dragon Ball était MA responsabilité. Je ne voudrais pas que la gamine se sente coupable de quoi que ce soit s’il lui arrivait quelque chose.

De part ma grande fatigue, je ne mis alors pas longtemps à sombrer dans un sommeil comme je n’en avais pas eu depuis longtemps, attendant que Yoana ne me réveille pour qu’on puisse prendre la route. Un redoutable adversaire allait nous attendre demain, nous devions être au meilleur de notre forme si nous voulions avoir une chance de nous en sortir.

Le soleil commençait de nouveau à taper à travers les stores de la fenêtre. J’étais déjà à moitié réveillé quand Yoana commençait à me secouer légèrement pour me sortir de mon sommeil. Je me levais légèrement, positionnant ma main devant ma bouche, m’étirant et baillant comme jamais.

« Salut Yoana, je sais pas pour toi, mais j’ai l’impression de pas avoir aussi bien dormi depuis des années. »

Malgré ce qui nous attendait, j’essayais de rester le plus possible optimiste. Sans ça, je pouvais déjà dire adieu à nos chances de vaincre le cyborg que le Ruban Rouge allait nous envoyer. Je sortis du lit et mis mes chaussures avant de m’adresser à Yoana.

« J’espère que tu as pu te reposer suffisamment. Je vais aller à l’entrée de l’hôtel pour prendre un café. Rejoins-moi quand tu te sentiras prêtes et nous partirons. »

Je n’osais pas vraiment lui parler de ce qu’elle avait dit pendant son sommeil. Nous venions de nous réveiller, peut-être pourrions en parler sur le chemin en sortant de la ville. On devrait avoir avoir intérêt à se connaître l’un et l’autre avant de prendre le risque d’engager un combat dont on ne peut connaître l’issue à l’avance.


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Jeu 16 Mai - 11:22
Yamiko Hikaru
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Fuyant le Ruban Rouge

ft. Karasu Kuroi

Karasu était apparemment moins lent que moi à se réveiller. Je ne fis aucun commentaire quand au fait qu'il choisisse de dormir avec sa sacoche, après tout il avait sans doute des possessions auxquelles il tenait, un peu comme moi avec le ruban que m'avait offert le docteur... Peut-être avait-il été victime de vol trop souvent, ce qui l'avait poussé à la prudence ? Quoi qu'il en fut, son idée d'une boisson chaude me tentait, aussi secouai-je un peu la tête en récupérant mon sac de voyage. Je n'avais pas grand chose à y ranger.

« Je te suis. Je prendrais un thé avec grand plaisir. »


Ce serait aussi l'occasion de faire plus ample connaissance... Avoir dormi en sa compagnie sans avoir été victime d'une agression me prouvait déjà qu'il ne m'était pas hostile... Peut-être pourrais-je lui donner mon véritable nom ? Non... Mieux valait rester prudente, au moins tant que nous étions en ville. Moins les gens en sauraient sur moi, mieux ça vaudrait, pour eux comme pour moi.

Je suivis Karasu en dehors de la chambre, et nous nous dirigeâmes vers la salle à manger de l’hôtel, où les employés de service préparaient déjà les petits-déjeunés pour un les clients matinaux comme nous.
Laissant Karasu prendre ce qu'il voulait, je me servis un thé que j'accompagnai de deux carrés de sucre, et allai demander au comptoir s'ils pouvaient me préparer des œufs au plat avec des tranches de lard. On me répondit par l'affirmative, et j'ajoutai à ce petit-déjeuné une miche de pain et quelques morceaux de fromages. Puis je rejoint Karasu à une table tandis que mon estomac me rappelait par moult gargouillis que je n'avais rien mangé la veille au soir. Oui, je pouvais me permettre un petit-déjeuné copieux.

« Bon... Comme il semblerait que le Ruban Rouge ait décidé de tenir parole, nous avons un peu de temps pour parler, je pense... »


J'étouffai la désapprobation qui émanait de Yamai, qui n'avait jamais été très porté sur la discussion, mais j'avais envie d'en savoir plus sur Karasu, sur ce qui l'avait poussé à déserter l'armée, et sur la raison qui poussait à le rechercher avec tant d'acharnement.

Vu le nombre de soldats composant l'armée du Ruban Rouge, les désertion ne devaient pas être si rares que cela. Or, l'effort de guerre étant concentré sur la lutte contre Pilaf, je ne pensais pas que chaque déserteur était recherché avec tant d'acharnement. Or, les soldats à l'entrée de la ville avaient immédiatement reconnu Karasu, au point de réagir au quart de tour en sortant les fusils et en nous arrosant. Une réaction assez excessive pour un simple déserteur...

Est-ce que l'ancien capitaine s'était rendu coupable du meurtre d'un commandant ? Avait-il volé quelque chose d'une quelconque valeur pour le Ruban Rouge ? A mesure que mes réflexions se poursuivaient, je sentais l'intérêt de Yamai grandir. Quelqu'un qui luttait contre le Ruban Rouge, qui était une telle épine dans leur pied, ne pouvait qu'être apprécié du démon qui avait été leur jouet pendant dix-huit années. Et bien que son orgueil en souffrit, il devait admettre qu'il n'était pas en position de lutter activement contre l'armée, et ce... par ma faute. C'était moi qui le retenait.
Sa frustration était palpable.

« Pourquoi le Ruban Rouge te poursuit-il avec tant d'acharnement ? »


*Je dois dire que ça m'intéresserait aussi de le savoir.*


J'intimai le silence à Yamai d'une poussée mentale pour pouvoir me concentrer sur la réponse de Karasu, qui serait sans doute intéressante.

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Jeu 16 Mai - 18:07
Karasu Kuroi
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Yamiko
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Petit-déjeuner loquace
Ainsi donc, Yoana avait décidé de ne pas perdre de temps et descendit dans la salle de déjeuner de l’hôtel avec moi. Cela m’avait fait légèrement plaisir, j’avais l’impression que nous cherchions tous les deux à faire connaissances, et pas simplement à rester deux personnes cherchant à échapper aux mêmes agresseurs.

Je prenais donc ma sacoche en même temps que Yoana prenait son sac de voyage, et nous descendîmes les escaliers de l’hôtel jusqu’à arriver à la salle de déjeuner. Je demandais alors un café, une demi-baguette de pain avec de la confiture, de l’eau, ainsi que deux pommes. Cela faisait trop longtemps que je me nourrissais avec ce qu’il me passait sous la main, alors autant en profiter. Et l’avantage de ce genre de plat, c’est que ça n’a pas besoin d’énormément de temps de préparation.
J’arrivais donc à la table avec mon plateau, attendant que la gamine ait terminé de passer sa commande pour me rejoindre. Elle n’avait pas de plateau, elle avait sûrement demandé à ce qu’on lui prépare quelque chose de chaud.

Comme le faisait remarquer Yoana, le Ruban Rouge avait effectivement décidé de nous laisser tranquille tant que nous serions à l’intérieur de la ville. C’était déjà ça de gagné. Elle proposa alors d’entamer la conversation…
Et il faut dire qu’elle n’y était pas allée de main morte en me demandant pourquoi le Ruban Rouge en avait autant après moi. Après tout, cette question était compréhensible, je pourrai lui poser exactement la même en retour.

Je fermais calmement les yeux, passant ma main dans la poignée de ma tasse pour prendre une gorgée de café, avant de rouvrir les yeux, les traits de mon visage ayant changés pour me donner un air plus sérieux. Je balayais tout de même la salle des yeux, mais il n’y avait personne à part nous, et le personnel de l’hôtel s’attaquait à la préparation des petits-déjeuners pour les clients qui se lèveront après nous.
Je reposais ma tasse dans mon assiette avant de prendre la parole.

« Comme tu t’en doutes certainement, le Ruban Rouge ne s’attarde pas sur tout les déserteurs. Le danger, la peur, la pression… Ce ne sont qu’une partie des très nombreux facteurs pouvant pousser un soldat à déserter le champ de bataille, voir l’armée en elle-même. »

Tout en continuant mes explications, je coupais ma demi-baguette de pain pour étaler la confiture de cerise dessus, et en prenais une bouchée avant de continuer mon explication.

« Bien évidemment, il y a certaines désertions qui sont prises beaucoup plus au sérieux, et qui font entamer des procédures de poursuites. Cela peut être le cas de la désertion d’un capitaine, d’une traîtrise, voir d’un vol d’informations importantes ou le vol d’une arme. »

Je reprenais une bouchée de pain, ainsi qu’une gorgée de café. Cela ne faisait pas forcément très poli, mais nous n’avions pas mangé la vieille, j’espérais seulement que le personnel de l’hôtel allait vite lui apporter son plat.

« Pour ma part, si le Ruban Rouge m’en veut autant… C’est à peu près pour toutes ces raisons en même temps. »

Je restais étonnement calme, Yoana me semblait digne de confiance. Et avec ce qu’il va nous arriver, je pense qu’elle a complètement le droit de savoir ce qui amène les membres du Ruban Rouge à réagir aussi vite. Je continuais de prendre quelques bouchées de pain, le temps de finir la première tartine, laissant le temps à la gamine d’emmagasiner les informations. Et aussi parce que j’avais faim.

« A l’intérieur du Ruban Rouge, j’étais le Capitaine Kuroi, sous les ordres du Commandant Copper. Nous étions deux à être directement sous les ordres du Commandant, le Capitaine Glace et moi-même. Nous étions tous les deux revenus d’une expédition, et le Commandant Copper nous avait demandé de venir dans son bureau pour nous féliciter. Et… J’ai eu le malheur d’oublier mon parapluie en partant de son bureau. »

Jusque là, il n’y avait pas grand-chose qui indiquait quoi que ce soit. Déserter parce qu’on avait oublié quelque chose dans le bureau de son patron ce n’était pas vraiment commun. Tellement pas commun que c’était impossible qu’elle puisse croire ça. Je repris une gorgée de café avant de continuer.

« Mais… J’ai eu le malheur de surprendre le Commandant en pleine conversation avec le Général Red, la tête du Ruban Rouge. Ils parlaient d’un objet… »

Je regardais alors rapidement autour de nous. Il n’y avait presque personne, mais je ne me sentais pas de lui en dire d’avantage à l’intérieur de la ville.

« Je te donnerais les détails quand nous serons hors de la ville. Tout ce que je peux te dire, c’est qu’ils voulaient s’en servir avec de très mauvaises intentions. À tel point que, alors que le Commandant était sorti de son bureau, j’ai décidé de le trahir en volant l’objet en question et de m’enfuir avec. »

Je marquais une petite pause, affichant un regard un peu plus sombre, et des traits de visages plus proches de la tristesse et du regret.

« Pour sortir de la ville, j’ai dû me battre face à des soldats du Ruban Rouge… Et face à Glace. »

Je joignais mes mains, et les serrai légèrement, fronçant légèrement mes sourcils.

« Je ne voulais pas lui faire de mal, mais elle refusait de m’écouter. Pour elle, j’avais trahi le Commandant, le Ruban Rouge. Pour elle, je l’avais trahis également… Nous nous sommes battus, je l’ai assommé et me suis enfui de la ville. »

Je relevais légèrement ma tête, pour rencontrer le regard de Yoana.

« Puis mon chemin m’a mené ici. Les soldats ne sont pas au courant de la nature de l’objet que j’ai volé, seuls les hauts-placés le savent. À leurs yeux, je suis recherché pour haute trahison et vole d’informations, ainsi que vole d’éléments de l’armée. »

Je terminai cette phrase en terminant ma tasse de café. J’ai ensuite attrapé le deuxième morceau de pain pour le tartiner de confiture.

« L’objet qui se trouve dans ma sacoche… je ne sais pas vraiment ce que c’est, je sais juste que ni le Ruban Rouge, ni Pilaf ne devrait se l’approprier. Je lutte et voyage pour en apprendre plus et pour savoir comment empêcher ces personnes de mettre la main dessus. Si j’ai bien compris ce que disait le Commandant Copper, ils ont besoin de plusieurs objets semblables au mien pour aboutir leurs ambitions. Tant que je l’ai en ma possession, ils ne peuvent rien en faire. »

Je prenais donc le temps de terminer ma deuxième tartine, voyant au loin une personne de l’hôtel arriver avec le plateau de Yoana. J’attendais qu’il dépose le plateau et qu’il s’en aille pour reprendre la parole.

« Voilà pourquoi le Ruban Rouge en a autant après moi. Par contre, j’ai pu remarquer que tu avais aussi un lien avec eux, à la vue de ton débardeur. »

Je prenais une de mes pommes à la main, et la fit sauter et retomber plusieurs fois dans ma paume.

« Mais je peux très bien comprendre que tu ne veuilles pas en parler. »


J’affichais sur mon visage un léger sourire à l’égard de Yoana.

« Une fois que nous serons hors de la ville, nous pourrons en parler librement sans avoir l’impression d’être surveillé par qui que ce soit. Et ce cyborg… On se battra jusqu’au bout, on va montrer au Ruban Rouge qu’ils ne risquent pas de nous mettre la main dessus aussi facilement. »

Je finissais ma phrase en croquant dans ma pomme. Laissant à Yoana la possibilité de poser d’autres questions ou de parler d’autre chose. J’espérais simplement que son regard n’avait pas changé envers moi, et que cette conversation fera de nous autre chose qu’un duo de déserteurs s’étant rencontrés par hasard.


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Karasu, porte-malheur

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Sam 18 Mai - 13:20
Yamiko Hikaru
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Fuyant le Ruban Rouge

ft. Karasu Kuroi

J'écoutai le récit de Karasu d'une oreille attentive. Nous fumes interrompus uniquement par la cuisine qui ramenait mon plateau, mais cela ne m'empêcha pas de suivre l'histoire avec un intérêt croissant. Ainsi, Karasu avait volé un objet précieux pour le Ruban Rouge, une arme... Quelque part, nous étions un peu dans le même cas, bien que je me sois... volée moi-même. En détruisant toutes les preuves et tous les témoins au passage, ce qui m'avait valu de ne pas être poursuivie tout de suite.

Karasu était dans une situation différente de la mienne. Je percevais sa force - une de ces capacités que j'avais et dont Yamai ne profitait pas, et je voyais qu'il était plus fort que la plupart des humains que j'avais croisés, même au sein de l'armée dont je m'étais enfuie. Malgré cela, il avait été contraint à la fuite, d'autant qu'il était attaché à l'une des personnes qu'il avait épargné. Cela me fit repenser au docteur Shyren. Si seulement j'avais pu faire comme Karasu, l'épargner... Yamai ricana dans mon esprit, et mon visage se ferma.

Karasu finit son récit tandis que je mangeais mon petit-déjeuner, silencieuse. Puis il me questionna à son tour, sur mon lien avec le Ruban Rouge. Il fallait dire en effet que mon débardeur n'était pas très discret. Nerveusement, je refermai mon gilet sur le signe si reconnaissable, pinçant les lèvres. Puis je regardai autour de moi, épiant un éventuel espion. Mais aussi tôt, les clients de l'hôtel dormaient encore. Et la cuisine résonnait de tant de bruits que les cuisiniers ne devaient pas nous entendre parler.

« Tu a visé juste... J'ai bien un lien avec le Ruan Rouge, et il n'est pas si différent du tien, à bien y regarder... »


Je repris une bouchée d’œuf au lard et la mangeai lentement, pour me donner le temps de réfléchir. Que pouvais-je lui révéler sans risque ? Quelque part, la nature de Yamai m'aidait. Il avait été confronté au mensonge pendant toute son existence de démon, et lui-même était devenu un expert en ce domaine. Je savais reconnaitre un menteur. Or, Karasu ne semblait pas en être un. A aucun moment il n'avait eu de tique nerveux, de frémissement de paupière, il n'avait pas détourné les yeux, tous les signes concordaient pour me prouver que son récit était véridique.

Alors, peut-être pourrais-je me montrer aussi honnête avec lui... Dans une certaine mesure.

« J'ai été... élevée dans un centre du Ruban Rouge. Il était géré par le commandant Mauve. »


J'avais peur. Ce n'était pas très rationnel, mais cette peur parfaitement humaine était celle du jugement d'autrui. Si je révélait à Karasu ma véritable nature, me fuirait-il ? Mais je ne pouvais pas occulter Yamai, pas si je lui expliquai comment je m'étais enfui... Un peu par la force des choses. Mais quelque part, je me sentais le devoir de le lui dire. Après tout, il 'avait confié beaucoup de choses en réponse à ma question indiscrète, ne pouvais-je en faire de même ?

Yamai réagit violemment. Il imprima une forte poussée contre mon esprit, si bien que j'en eut le souffle coupé et me retrouvai à serrer la table entre mes doigts. Si fort que l'emprunte de ma main s'imprima dans le plastique, le tordant.

*Tu ne dois rien lui dire ! Il faisait partie de l'armée, qui te dit qu'il ne va pas nous ramener au Ruban Rouge ?*

« Il a déserté, pauvre abruti ! S'il y retourne, il est mort ! »


Trop concentrée par ma lutte mentale contre la tentative de prise de contrôle par Yamai, qui ne voulait rien moins que trucider l'ancien capitaine sur place pour s'en aller sans demander son reste, je parlai à voix haute, histoire d'économiser mes forces psychiques.

*Il aurait plus de raisons d'avoir peur de nous que de ces minables en uniformes. Il peut essayer de se racheter une conduite auprès d'eux en nous livrant !*

« Il n'en aurait... pas la force... »


Je peinais visiblement. Il me fallut bien une minute pour repousser l'assaut de mon démon intérieur, et je finit haletante, le dos couvert de sueurs froides. Mais Yamai céda finalement, et je pus reprendre mon souffle. Je saisis d'une main tremblante ma tasse de thé pour en prendre une grande gorgée et retrouver une contenance. J'espérais ne pas avoir trop effrayé Karasu...

« Désolée pour... ça. C'est Yamai. C'est à cause de lui que je suis partie du centre où j'ai été élevée. Lorsque je l'ai retrouvé... Il a tué tout le monde... »


Mon récit était un peu décousu, et je repris un peu de thé dans l'espoir qu'il m'aide à me calmer, à retrouver une contenance. Maintenant que le "mal" était fait, Yamai se tenait plus tranquille, se contentant de pester dans mon esprit, et je sentais une colère qui n'était pas la mienne crisper ma mâchoire.

« C'est assez difficile à expliquer, et encore plus à comprendre, alors j'espère que tu ne me prendra pas pour une folle... »


Je devais lui expliquer pour Yamai. Si cet incident avait eu un effet, c'était de me convaincre de cela. Yamai était dangereux, pour Karasu comme pour n'importe qui. S'il devait se fier à moi, ce devait être en toute connaissance de cause des risques encourus. Je devais le mettre en garde...

« C'est... j'ai été... "fabriquée" à partie de Yamai. C'est un démon, il a été trouvé par le Ruban Rouge alors qu'il était sur le point de mourir. Ils l'ont... séparé en deux... et m'ont conçue à partir de l'une des moitiés. »


Je ne comprenais d'ailleurs toujours pas où de simples humains avaient obtenu le savoir nécessaire pour scinder une âme en deux, mais les faits étaient là...

« Il est dangereux. Il faut que tu le sache. »



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Lun 3 Juin - 18:47
Karasu Kuroi
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Yoana semblait partagée. D’un côté, je l’ai senti attentive tout le long de mes explications, et il semblait qu’elle aussi voulait faire part de son passé. Mais, d’un autre côté, quelque chose semblait la retenir. Je ne peux pas lui en vouloir, après tout je ne lui ai pas révélé ce qu’était l’objet dont je parlais, mais elle semblait plus restreintes au niveau des informations qu’elle voulait me donner.
Cela se sentait à sa manière de parler, mais également à son comportement. À l’instant même où j’avais évoqué son débardeur sur lequel se trouvait le signe de Ruban Rouge, elle referma son gilet aussitôt, en pinçant ses lèvres. De plus, elle avait regardé autour d’elle avant de prendre la parole. J’avais certes eu le même réflexe, mais elle semblait chercher plus en profondeur, comme si elle tenait vraiment à ce que personne ne puisse écouter ce qu’elle avait à dire.

Je continuais de croquer dans ma pomme et commençait à prendre un verre d’eau avant ses explications. Son attitude pouvait paraître étrange, mais cela pourrait tout aussi bien s’apparenter à du stress, je ne peux pas tirer de conclusion à partir de ce seul élément.

En tout cas, il était clair que je ne m’étais pas trompé. Yoana possédait bel et bien un lien avec le Ruban Rouge. Comme quoi, il suffit de chercher un petit peu pour se trouver des points communs. Et apparemment son cas n’était pas si différent du mien. Ce point m’avait quelque peu intrigué, faisait-elle une métaphore par rapport à l’idée que j’avais de son passé, ou bien s’agissait-il de quelque chose complètement différent ? Je fronçais légèrement les sourcils et me concentrait sur ses paroles, laissant presque de côté la deuxième pomme que je tenais dans ma main.
Pour poursuivre, il semblerait donc qu’elle ait été élevée dans un centre du Ruban Rouge dirigé par le Commandant Mauve… Élevée ? Voilà un verbe bien étrange à associer avec le Ruban Rouge. On peut avoir été recruté, trouvé, formé par le Ruban Rouge, mais élevé ? Je dois avouer que cette tournure de phrase me paraissait bien singulière.

Je voyais Yoana manger lentement son déjeuner, elle semblait chercher quelque chose à me dire. Pour autant, elle ne semblait pas chercher à mentir, ce serait beaucoup trop visible. Elle semblait plutôt chercher ses mots. J’en profitais alors pour réfléchir à ce qu’elle venait de me dire, et je dois bien avouer que l’hypothèse de l’arme vivante ne faisait que se confirmer de plus en plus. C’était la chose la plus probable, mais cela me paraissait presque irréel. Combien de chance y avait-il pour que moi, ancien Capitaine du Ruban Rouge, je tombe sur l’arme vivante, elle-même en train de fuir ce camp ?

Je fus tiré de mes pensées lorsque j’entendis et sentis la table faire un léger pli au niveau de la main de Yoana, criant que j’avais déserté le Ruban Rouge, et que je mourrai en essayant d’y retourner… Ce qui était plutôt vrai. Je la regardais par réflexe, cette action m’ayant surpris. Elle avait le visage complètement crispé et en sueur, elle semblait lutter de toutes ses forces contre une force, mais à l’intérieur d’elle. S’agirait-il de ce Osomnum dont elle parlait dans son sommeil ?… Cela paraissait totalement irréel.

Au bout d’une minute, la gamine semblait libérée de cette espèce d’emprise. Elle était à bout de souffle. Je la laissais reprendre ces esprits sans lui poser la moindre question. Je dois avouer avoir été légèrement choqué, moi aussi. Mais, sans vraiment savoir pourquoi, une fois que Yoana semblait avoir repris le dessus, je me sentais beaucoup plus confiant, et ne voyais plus de raison d’avoir peur.

La gamine me révéla donc que « ça », était Yamai, qui aurait tué tout le monde dans son centre du Ruban Rouge après qu’elle l’ait trouvé. Je pensais comprendre ce qu’elle disait, en tout cas cela expliquerait le comportement qu’elle venait d’avoir à l’instant. Je la voyais prendre des gorgées de son thé alors qu’elle était encore toute tremblante, cherchant certainement à stabiliser son état. Je restais calme face à elle, elle semblait en baver assez comme ça.

Avant de m’expliquer, elle m’avait prévenu que son histoire était compliquée à raconter, et que cela pourrait paraître irréel. Mais, lorsqu’elle me raconta… Je n’étais pas surpris, au contraire, mon hypothèse ne faisait que se confirmer, et rejoignait le peu de souvenirs qu’il me restait de cette conversation que j’avais eue avec le Commandant Copper.
Yoana aurait donc été fabriquée à partir de Yamai, une sorte de démon dont elle résulterait d’une des deux moitiés. Le Ruban Rouge était vraiment capable de faire ça ? En tout cas, je me devais de le croire, la gamine semblait me donner de réels avertissement quant à la dangerosité de ce Yamai.

« Il y a quelques temps, le Commandant Copper m’avait parlé d’une sorte de projet concernant une arme vivante… Ma seule réaction avait été de dire que l’apparence choisie pour cet androïde était tout sauf pertinente… Maintenant je comprends mieux. »

Je levais mon bras, et posais ma main sur l’épaule de Yoana.

« Peut-être que je devrais me méfier de ce Yamai, mais je n’ai aucune raison de me méfier de Yoana. »

J’affichais un léger sourire sur mes lèvres, histoire de faire déstresser la gamine.

« Tu viens de me prouver que tu avais la force de le combattre. Je sais que quoi qu’il arrive, tu sauras me prévenir du danger. »

Je me remettais normalement à ma place, et observait l’heure sur un cadran accroché au mur de la salle.

« Les autres clients de l’hôtel ne vont sûrement pas tarder à se réveiller, il va être temps pour nous de partir. »

Je me levais de ma chaise, et tendis la main à Yoana pour l’aider à se lever.

« Nous pourrons continuer cette conversation sur le chemin, personne ne pourra nous empêcher de dire quoi que ce soit, on sera libre de s’exprimer. »

J’affichais de nouveau un léger sourire sur mes lèvres.

« Plus nous renforcerons nos liens, plus nous auront de chances de nous débarrasser de ce cyborg. »


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Mar 11 Juin - 10:13
Yamiko Hikaru
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Fuyant le Ruban Rouge

ft. Karasu Kuroi

Karasu se montra beaucoup plus compréhensif que je ne pouvais l'espérer. Il ne montra pas le moindre scepticisme devant mon récit... Sans doute l'épisode avec la table, et celui de la veille contre les soldats, étaient-ils assez convaincants pour attester ce que je disais. Cependant, j'avais peur qu'il ne saisisse pas bien la gravité de la situation, pour lui. Après tout, j'avais éliminé la totalité du centre où j'avais été élevée, et plus encore j'avais tué la personne que j'aimais le plus au monde... Alors un parfait inconnu ? Ce serait trop facile.

Tellement facile... Après tout, il connaissait l'existence de Yamai à présent, et rien ne me garantissait son silence si il décidait de retourner au sein du Ruban Rouge. Et même sans ça... S'il était capturé et torturé ? Il parlerait à coup sur... Ne valait-il pas mieux de se débarrasser de lui ? Une fois à l'extérieur de la ville, je pourrais facilement faire disparaitre son corps, et personne ne saurais jamais qu'il avait croisé ma route. Sans compter que je pourrais m'emparer de cette arme qu'il avait volé au Ruban Rouge, et qui me permettrait peut-être d'avoir un réel ascendant sur eux...

Il me facilitait la tâche en plus. Il m'affirmait qu'il n'avait pas à avoir peur de moi, et m'invitait à enfin quitter la ville avec lui. Tout se goupillait si bien... Je me levai et hochai brièvement la tête, le suivant à l'extérieur de la cantine de l’hôtel. J'avais finit mes œufs au lard de toute manière.

En y réfléchissant, c'était sans doute la meilleur solution... Sortir de la ville, me débarrasser de Krasu et lui prendre son arme. Je me sentis soudainement jubiler, et un léger ricanement m'échappa. A peine sortie de l'hôtel, je freinai des quatre fers, ce bref éclat de rire me ramenant à la réalité. Je ne riais pas comme ça. Pas depuis la mort du Docteur Shyren...

Ce n'étais pas moi. Ce n'était pas moi, qui projetai de tuer un homme pour arranger mes affaires. Ce ne pouvait pas être moi... Yamai. C'était forcément lui.

« Espèce de... »


Il s'était approché dangereusement proche de la surface, faisant passer ses pensées pour les miennes en les reliant au fil de mes réflexions précédentes. La force n'ayant pas fonctionné, il avait tenté une approche plus fine, et il avait failli réussir. Me passant une main dans les cheveux, je repris ma marche aux cotés de Karasu, affairée à démêler mes pensées de celles de Yamai.

« Je... Je dois faire un peu de ménage là-dedans, excuses-moi... »


Je désignai ma tempe de l'index, histoire de dire à Karasu pourquoi je ne parlais pas beaucoup. A la grande colère de Yamai, j'écartai ses pensées meurtrières, et peu à peu je retrouvai mon calme. Cela aussi, je devrais en avertir mon nouveau compagnon de route.
Au bout d'un moment, lorsque je fus enfin certaine de m'être débarrassée des pensées de Yamai, je me tournai enfin vers Karasu et reprit la parole.

« Tu sais, tu devrais vraiment faire attention à Yamai. Il est sournois... La force n'est pas sa seule arme. Il est insidieux. Et il a réussi à mettre à mort la totalité d'un centre du Ruban Rouge, et parmi eux... »


Je me tus, ravalant un sanglot soudain. Je ne l'avais pas vu venir... Mais la mort du Docteur Shyren était encore fraiche, et ma partie humaine l'avait profondément aimé. Il avait été mon seul parent, et le perdre avait été un choc et une tristesse que jamais Yamai n'avait éprouvé dans sa vie avant moi.

« ...Bref... Si je suis capable de... de... Enfin... La seule personne à laquelle je tiens... tenais... Tu devrais te méfier et rester sur tes gardes. »


Merveilleux, voila que je bafouillais... Yamai, le grand seigneur des enfers, était décidément tombé bien bas. Mais si j'étais reliée à lui, il l'était aussi à moi, à mon esprit et à mes émotions... Il ne connaissait pas l'amour, mais il semblait comprendre que quelque chose me faisait du mal, et cela l'affectait... Je ne savais pas par quel miracle, mais au moins cela le faisait-il tenir tranquille. Pour l'instant.

« Pour en revenir à ce probable cyborg qui va nous attaquer... Tu dois en savoir plus que moi à leur sujet, il n'y en avait pas au centre du Commandant Mauve. Ils sont forts ? »


Nous progressions dans les rues, encore peu peuplées à cette heure de la journée. Quelques personnes se baladaient déjà, sans doute pour aller acheter leur pain ou prendre un café, mais l'air était encore frais, et nous étions relativement tranquilles. J'avais hâte de sortir de la ville cela dit, la vue de tous ces innocents affutaient la soif de sang de Yamai, et je ne voulais pas qu'elle m'affecte plus qu'elle ne le faisait déjà. Je sentais presque le gout du sang dans ma bouche...

A la réflexion, un combat contre un cyborg, par définition un être de métal, et spécialement envoyé par le Ruban Rouge pour avoir ma peau, me permettrait peut-être de défouler un peu Yamai sans porter un coup à la démographie terrienne.


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