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Wykka, SPF - sans planète fixe [FINIT]

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Jeu 2 Aoû - 12:31
Wykka
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Wykka
Informations générales


  • Surnom : On la traite souvent de clocharde... Tzigane de l'espace ?

  • Âge : 26 ans

  • Sexe : Féminin

  • Taille : 1m72

  • Poids : 70kg

  • Race : Saiyan

  • Planète d'origine : Native de Plant.

  • Personnage de base de l'avatar : Tifa Lockhart || Final Fantasy VII


DESCRIPTION PHYSIQUE


Pour un premier essai, Wykka n'est pas complètement ratée, du moins d'un point de vue plastique... En effet, il est assez difficile de ne pas la remarquer en croisant sa route. Et pourtant, elle n'est pas tellement différente des autres Saiyans, quand on s'en tient à une description sommaire.
D'une taille respectable, sans être trop grande, elle dispose des caractéristiques de tout guerrier de l'espace qui se respecte. Le corps musculeux, la tignasse de cheveux noirs, et même la queue de singe qui part de la base de sa colonne vertébrale. Mais tous les Saiyans ne sont pas des clones, et comme tout un chacun, Wykka dispose de traits qui lui sont propres. Étudions donc tout cela d'un peu plus près, voulez-vous ?

Dans le cas où vous seriez un mâle, la première chose qui attirera sans doute votre regard sera la plantureuse poitrine de la guerrière, de même que son fessier rebondi. Pour parler vulgairement, elle est bonne. D'ailleurs, elle est assez fière de son corps et l'entretient soigneusement, que ce soit par un entrainement régulier ou la pratique quotidienne de cette activité merveilleuse que l'on appelle une douche. Cela dit, si elle sait s’enorgueillir de ses avantages, elle doit reconnaitre que pour se battre, c'est quand-même moins pratique... Essayez donc de donner un coup de point efficace quand vous avez deux gros ballons qui vous empêchent de bouger vos bras correctement.

Une fois que vous aurez réussi à détourner les yeux de sa poitrine - ou alors si vous avez plus de deux neurones et que vous savez faire fi de vos plus bas instincts, vous pourrez vous rendre compte que son visage n'est pas en reste. En effet, on pourrait qualifier son faciès de "bonne petite bouille", si l'on voulait faire dans l'euphémisme. Ses traits sont réguliers, relativement symétriques, avec cette petite touche d’imperfection qui l'empêche de devenir inhumaine. Son nez est fin et droit, légèrement retroussé, et ses lèvres pulpeuses semblent une invitation au baiser. Tout cela ne serait rien, pourtant, sans le principale atout de son visage : ses yeux. En amande, leurs iris sont deux billes incandescentes, dont la couleur semble osciller entre le brun chaleureux de la noisette et le rouge ardent de la braise, à l'intensité encore soulignée par de longs cils épais.

Revenant sur sa chevelure, on peut noter que, si elle dispose de la coloration corbeau de ses semblables, elle les a longtemps laissés pousser, si bien qu'ils atteignent facilement les genoux de la demoiselle. Elle les entretiens avec un soin tout particulier, détestant les savoir emmêlés ou sales.

Après s'être attardé si longtemps sur le corps de Wykka, on pourrait enfin aborder le fait qu'elle porte des vêtements ? Parce-que oui, ce n'est pas parce-qu'elle est fière de son corps qu'elle le montre à tout va ! De fait, la guerrière de l'espace déteste porter les armures Saiyanes, et préfère généralement des vêtements plus seyants, moins... Uniformes. Pratiques cependant, car elle déteste ne pas pouvoir bouger librement. Elle apprécie les simples débardeurs et les shorts ou les jupes courtes. Elle a d'ailleurs un étrange goût pour les bretelles, qu'elle aime pour leur esthétique plus que pour leur praticité, puisqu'elle n'en a pas vraiment besoin pour faire tenir ses bas sur ses hanches généreuses. Elle n'est pas du genre à collectionner les paires de chaussures, se contentant en toute circonstances d'une paire de bottes de cuir montant sur ses chevilles qui, dit-elle, s'accordent à n'importe quel style vestimentaire. Elle aime également porter des gants renforcés, là encore plus pour leur style que pour leur utilité. Oui, Wykka aime se faire belle, bien qu'elle n'ait pas recours aux artifices que beaucoup d'humanoïdes utilises pour embellir leurs traits... Le maquillage, c'est bon pour se vieillir avant l'heure.



DESCRIPTION MENTALE


La légende veut que les Saiyans soient de grosses brutes belliqueuses qui ne réfléchissent pas plus loin que la prochaine bagarre. Si cela est effectivement le cas pour beaucoup de guerriers de l'espace, il ne faut pas oublier qu'ils sont également commerçants, puisque leur principale gagne-pain est de revendre les planètes conquises. Une manière de joindre l'utile à l'agréable, dirait-on...

Et pourtant, certains Saiyans ne se bornent pas à cette conception de la vie. Wykka fait parti de ceux-là.

Soyons honnêtes, la jeune femme reste une Saiyane. Elle aime se battre, et elle n'hésite pas à en venir aux mains lorsque cela s'avère nécessaire ou pour défendre son honneur. Cela dit, elle a en horreur la manie des Saiyans de considérer qu'une personne n'a de valeur que de part la puissance qu'il peut donner à ses coups. La recherche de la puissance est une quête commune à beaucoup de Saiyans, mais ce n'est pas celle de Wykka. Et pour cause, elle n'a pas été élevée sur sa planète natale.

De fait, la demoiselle a beaucoup de mal, depuis son retour à la vie "civilisée", à s'intégrer parmi ses congénères. Elle en veut beaucoup aux Saiyans pour leur mode de vie qui les pousses à génocider des peuples entiers pour quelques crédits, en particulier parce-que cette culture a menée à la destruction de son monde d'adoption. Résultant de cela, elle ne se sent chez elle nulle part, et voila bien sa quête, son objectif : Retrouver une famille. Et puisque les Shahanans, les habitants de son monde d'adoption, ne sont plus, elle n'a d'autre choix que de se tourner vers les singes de l'espace...

De part son éducation très particulière, Wykka a développé des valeurs bien différentes de la norme parmi les semblables. Pour elle, la famille, la communauté, sont deux notions très importantes, et c'est pourquoi elle refuse de renier son héritage Saiyan malgré toutes les difficultés qu'elle éprouve à l'accepter. Il ne s'agit pas ici de fierté raciale, de se revendiquer Saiyane et de penser que cela lui donne de la valeur... Mais plutôt de se considérer comme partie intégrante de ce peuple et de faire son possible pour le bien de ses semblables, quand bien même elle se sente profondément étrangère à cette culture.

Ce trait de caractère rentre en conflit direct avec son ressentiment envers les guerriers de l'espace, et la jeune femme se voit souvent en proie à des conflits intérieurs qui ne trouvent jamais de réponses.

D'ailleurs, on peut également noter que Wykka est plus flegmatique que beaucoup de Saiyans. Elle s'énerve facilement, mais elle a appris à ne pas partir au quart de tour, et elle sait se montrer pondérée - jusqu'à un certain point. Ce trait de caractère est encore renforcé auprès de ses "proches" par quelque chose de très particulier : Shahanah était une planète peuplée d'humanoïdes aux têtes animales. De fait, beaucoup étaient incapables de pleurer, de sourire, ou même de rire parfois... Les émotions passaient par des signes beaucoup plus subtiles, et en particulier par les yeux.
Wykka a perdu l'habitude de toutes ces petites expressions dont sont capables les visages humains, et elle a tendance à oublier de sourire ou de rire. Ses émotions passent toujours par ses yeux ou sa posture, ce qui renforce encore son coté flegmatique aux yeux de beaucoup de monde.

N'étant jamais restée au même endroit plus de quelques mois depuis sa prime enfance, on peut également noter que Wykka a beaucoup de mal à se sédentariser. Elle ne peut tout simplement pas rester trop longtemps au même endroit, cela lui donne l'impression de stagner. Depuis qu'elle a quité - bien malgré elle - sa planète d'adoption, et en particulier depuis qu'elle a commencé à voyager à la recherche de ses frères et soeurs perdus, elle se découvre une passion immodérée pour la découverte de nouveaux environnements.

Mais la plus grande révélation pour Wykka depuis son retour sur Plant a sans doute été la découverte de l'hygiène. L'eau était une denrée rare sur Shahanah, et les toilettes étaient sommaires... Il n'y avait que lors des moussons que l'eau pouvait être gaspillée. De fait, la jeune femme a apprit à apprécier de se sentir propre, et elle se lave aussi souvent que possible, ménageant un peu de temps chaque jour pour prendre une douche.
La pluie également revêt une signification toute particulière aux yeux de la Saiyane. Promesse de vie et d'abondance sur son monde d'adoption, elle a appris à l'aimer. Elle a tendance à être plus facilement de bonne humeur lorsqu'il pleut.

Et comment parler des Saiyans sans parler de leur alimentation ? Car là aussi, la jeune femme se distingue de ses semblables par un régime essentiellement végétarien. Les seuls animaux réellement prolifiques sur Shahanah étaient les Chirras (les animaux de bats locaux) et les dragons des sables, et aucun Shahanan saint d'esprit n'aurait eu l'idée de tuer l'un ou l'autre pour consommer sa chair... Le premier était trop utile, et le second avait un sang empoisonné. L'alimentation se faisait principalement à partir des végétaux qui poussaient dans les oasis et Wykka a conservé cette habitude alimentaire.

Elle souffre également de ce que l'on pourrait appeller le "syndrome du protecteur". Depuis longtemps déjà, elle se sert de sa force pour protéger ceux qui ne peuvent pas le faire eux-même. Lorsqu'elle vivait avec la caravane marchande sur Shahanah, elle faisait partie de la garde du convois, et elle a tendance à se considérer facilement responsable de ceux qu'elle place sous sa garde. Généralement, cela concerne ses proches et sa famille... Même si elle a un peu de mal à déterminer actuellement qui elle doit ranger dans ces catégories. De fait, son échec à protéger les habitants de sa planète d'adoption provoque en elle un puissant sentiment de culpabilité, et si elle devait rechercher une quelconque puissance, ce ne serait que pour ne jamais avoir à revivre un tel traumatisme.

Sortant du caractère conditionné par son éducation ou ses gènes, il convient de noter un ou deux traits de psychologie innés chez la jeune femme. Le premier de ceux-ci est sans aucun doute sa ténacité. Lorsqu'elle a une idée en tête, il lui est presque impossible de l'en débarrasser, au point que cela se révèle plus un handicap qu'autre chose dans beaucoup de situations.

Elle a cependant la chance d'être assez flexible pour s'adapter aux brusques changements de contexte, et elle a tendance à chercher le meilleur parti qu'elle puisse tirer d'une situation donnée, même lorsque celle-ci est imprévue ou problématique. Cette qualité lui a souvent permis de retomber sur ses pattes lors des plus grosses catastrophes... Même si cela s'est parfois révélé insuffisant.



HISTOIRE


Prologue - L'enfant parfait

Lorsqu'on est un Saiyan, la seule chose importante est de devenir le plus fort possible. Chaque enfant est évalué à sa naissance, et en fonction de son niveau de puissance, on détermine son potentiel, et l'intérêt qu'il peut avoir pour le peuple Saiyan.
Si l'on a de la chance - ou un petit coup de pouce de la génétique - on reste sur Plant pour développer son plein potentiel avant de parcourir l'espace. Et lorsqu'on est un perdant, on est envoyé sur une planète facile à conquérir étant bébé, c'est une manière simple de faire faire leurs armes aux déchets sans trop s'en occuper et d'avoir une planète facile à revendre en prime.

Quand on est fille de deux guerriers d'élite, on a des chances d'être soi-même de cette caste, non ? C'est ce que se disait souvent Mira, lorsqu'elle déplorait son potentiel minable. Depuis toujours, elle avait été une déception pour ses parents. Envoyée sur une planète alors qu'elle était bébé, elle s'était acquitté de sa tâche en espérant les rendre fières, mais une fois revenue au bercail, où elle n'avait reçu que l'indifférence et le mépris de ses géniteurs.

Mira n'avait jamais percé. Elle n'avait jamais réussi à rendre ses parents fiers d'elle. Elle n'avait jamais réussi à être vraiment utile, à briller aux yeux des autres Saiyans. Alors si elle n'y arrivait pas, décida-t-elle, ses enfants le feraient pour elle. Après tout, malgré sa force minable, elle avait sans doute la capacité génétique d'engendrer un élite, considérant le rang de ses parents.

C'est ainsi que commença la quête de l'enfant parfait de Mira.



Partie 1 - On ne peut pas gagner du premier coup

Wykka ne connaissait que sa mère. De son père, elle n'avait jamais entendu parler, à part pour en entendre dire que c'était un boulet inutile de la part de sa mère. Ce qui, lorsqu'elle y pensait, lui semblait une cuisante ironie étant donné que cette dernière était classée parmi les plus basses classes de son peuple. Cela dit, elle n'a pas eu souvent l'occasion de lui faire part de ses réflexions... Elle-même ne naquit pas avec un potentiel fantastique.

Elle fut le premier échec d'une longue série pour Mira. A peine née, à peine oubliée. La Saiyane se consacrait déjà à la conception d'un nouvel enfant qui, espérait-elle, serait plus puissant.

Wykka n'avait pas plus de quatre ans lorsqu'on trouva enfin une planète assez minable pour l'y envoyer. Plongée dans un profond sommeil, la Saiyane voyagea plusieurs mois dans une capsule monoplace vers le cailloux isolé dans l'espace où elle allait grandir et se développer.

La planète avait été désignée, par les saiyans, sous l'appellation de "tas de sable". Et pour cause, elle était totalement désertique, piquetée ci et là de quelques oasis autour desquels vivaient les autochtones. Ce qui intéressait les Saiyans sur ce cailloux presque stérile, c'était les métaux que l'on pouvait trouver à profusion dans ses entrailles. Des autochtones, on savait simplement qu'ils n'étaient pas très forts, que même une basse classe pourrait certainement en venir à bout, et ce malgré l'absence de lune. Et si elle mourrait dans l'entreprise, ce n'était de toute façon pas une grosse perte.

C'est ainsi que Wykka arriva sur cette étrange planète. Sa capsule atterrit à une journée de voyage d'un oasis. A peine sortie de la capsule, Wykka entreprit de partir à la recherche de ceux qu'elle était censé exterminer. C'était la seule directive qu'on lui avait fourni : Lorsque tu te réveillera, sort de ta capsule et tue tous ceux que tu rencontrera. Mais le soleil était accablant, et elle était assoiffée et affamée. Elle marcha quelques heures sous les rayons bleutés de l'astre local avant de s'écrouler, desséchée.



Partie II - Le tas de sable

Lorsqu'elle se réveilla, elle était installée sur une paillasse de fibres végétaux tressés. Le sol semblait bouger sous elle. Elle avait la gorge sèche, sa peau lui faisait mal, et la douleur d'une atroce migraine martelait ses tempes. Elle fit mine d'ouvrir les yeux lorsque le son de voix passèrent enfin la barrière de son mal de tête, confusément consciente de sa mission d'extermination, mais les rayons bleutés du soleil frappèrent ses yeux comme des centaines d'aiguilles et elle les referma avec un gémissement de douleur.

De nouvelles voix se firent entendre, des mots qu'elle ne parvenait pas à comprendre, et quelqu'un déposa un tissu froid et mouillé sur ses yeux. Aussitôt, la douleur s'atténua, mais elle se sentait encore trop faible et elle n'essaya même pas de se redresser.

Le temps s'écoula, bien qu'elle ne sache pas trop combien. On ne l'autorisait pas à voir ce qui l'entourait. Bien qu'on changeât régulièrement la compresse humide de sur ses yeux, cela se faisait toujours si rapidement qu'elle n'avait pas le temps d'ouvrir les yeux. Lorsqu'il lui arrivait de percevoir un éclat de lumière, elle comprenait pourquoi : Elle en écopait une migraine terrible. Dans cet état, ce n'était même pas la peine de songer à remplir sa mission... Elle devrait attendre d'aller mieux.

Mais cela lui laissait aussi le temps de se rendre compte d'une chose. C'était la première fois que quelqu'un s'occupait d'elle et la soignait. On lui donnait régulièrement à boire, on lui faisait manger des aliments qu'elle n'avait jamais goutés avant et qui étaient incroyablement sucrés, et il y avait toujours quelqu'un près d'elle pour réagir lorsqu'elle manifestait un quelconque malêtre avec les quelques mots qu'elle connaissait.

Il fallut plusieurs jours pour qu'on l'autorisât à voir à nouveau. Et ce fut le début d'une longue série de chocs culturels.

Pour commencer, Wykka découvrit à quoi ressemblaient les autochtones. Loin d'être comme les Saiyans, ils étaient tous d'une taille impressionnante, dépassant les deux mètres à leur taille adulte. S'ils avaient des corps ressemblant au sien, dans leur morphologie si non dans leur couleur puisque leur peau avait la couleur du charbon, leurs têtes n'avaient rien à voire avec celle de n'importe quel Saiyan. Becs, crocs, museau allongé ou aplatis, couvertes de plumes ou de fourrure... Oui, ils avaient tous des têtes d'animaux divers et variés, et tout ce beau monde vivait semblait-il en toute cordialité sous l'immense soleil bleu.

Mais les habitants n'étaient pas les seuls à changer drastiquement de sa planète d'origine. Ici, pas la moindre trace de la technologie qui l'avait entourée sur Plant. L'eau, la nourriture et les objets de la vie courante étaient stockés sur des roulottes tirées par de massifs animaux aux pattes larges nommés Chirras. Couverts d'une épaisse fourrure, on lui apprit plus tard qu'ils supportaient très bien la chaleur intense de la planète parce-qu'ils avaient plusieurs poches d'eau à l'intérieur du corps, dans lesquelles ils puisaient lorsqu'ils en avaient besoin. Il suffisait de les laisser s'abreuver et remplir leurs réserves lors des haltes aux oasis.
La petite communauté qui avait récupéré la fillette ne s'arrêtait jamais plus d'une nuit au même endroit. Chacun travaillait au bon fonctionnement de la caravane. Il n'était pas rare de voir quelqu'un repriser un vêtement ou éplucher des légumes en prévision du repas du soir, juché sur un Chirras ou sur l'une des roulottes.

La météo était particulière également. Lorsque le soleil brillait, il faisait si chaud que Wykka se sentait éreintée en permanence. Elle se desséchait à une vitesse alarmante, ce qui inquiétait les autochtones, qui pensaient qu'elle souffrait d'une malformation quelconque... Qui expliquerait aussi sa tête si bizarre et sa peau si blanche. Mais la nuit, la température devenait glaciale, et même avec trois couvertures, la Saiyan avait encore froid.

Des enfants voyageaient avec les adultes, et même eux aidaient à guider les Chirras, à dresser le campement et à préparer les repas. Même à quatre ans, Wykka se rendait compte à quel point ce mode de vie était primaire.

Au cours des quelques jours qu'il fallut à la Saiyan pour se remettre de son insolation, elle eut l'occasion d'apprendre quelques mots du langage employé par les autochtones, telle que "bois" ou "mange". Elle n'hésitait pas à s'en servir pour demander lorsqu'elle avait besoin de quelque chose. Les enfants de ce peuple étrange semblaient curieux à son sujet, tournant souvent autour de la roulotte où on l'avait installée.

La fillette se sentait profondément troublée. Lorsqu'elle était arrivée, elle avait cette unique consigne : tue tout le monde une fois sur place. Mais voila que ces gens qu'elle ne connaissait pas, qui n'étaient rien pour elle, si différents de tout ce qu'elle avait connu jusqu'à ce jour, s'occupaient à présent de la soigner avec leurs moyens si frustres, mais néanmoins avec plus de sollicitude que sa propre mère n'en avait jamais montré pour elle. Alors, elle fit comme n'importe quel enfant. Elle s'en remit à ceux qui prenaient soin d'elle. Elle se disait qu'elle pourrait toujours les tuer plus tard...

Régulièrement, les adultes venaient l'examiner, lui donner à manger et à boire. S'ils s'étonnaient de la quantité de nourriture qu'elle ingurgitait chaque jour, elle ne s'en rendit pas compte. Parfois, certains lui parlaient, et elle pensait déceler de l'interrogation dans leur intonation, mais ne connaissant pas la langue, elle ne parvenait pas à leur répondre, ce qui l'énervait. Malgré les soins qui lui étaient prodigués, elle se sentait terriblement seule...

Il fallut un enfant pour briser cette solitude. Un simple enfant de ce peuple indigène, qui décida enfin de combattre sa timidité pour assouvir sa curiosité. Un soir, après que le camp fut monté et que tout le monde se fut sustenté, un petit garçon à tête de canidé s'approcha d'elle. Il lui dit quelque chose, mais elle ne comprit pas. Alors il décida de s'y prendre autrement... Il se désigna d'un pouce griffus et prononça un simple mot.

" Noah. "

La saiyan pencha la tête légèrement sur le coté. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre ce que le garçon attendait d'elle, mais elle finit par capter, et elle tendit la main pour le désigner de l'index.

" No...wa. "

Elle avait décomposé les syllabes, essayant de les prononcer correctement, mais ce n'était pas encore tout à fait exact. Elle fut cependant récompensée par un sourire, qui n'apparut pas sur les babines du jeune garçon mais dans ses yeux, qui semblèrent s'illuminer.
A nouveau, il se désigna, prononçant à nouveau ce mot, "Noah", puis il tendit sa main vers la fillette.
Comprenant ce qu'il voulait savoir, elle se désigna d'un pouce encore potelé et, avec un immense sourire, elle se présenta.

" Wykka ! "

Ce furent ses premiers véritables mots échangés avec les indigènes.

Noah fut le premier ami de Wykka. Il n'avait que quelques années de plus qu'elle, et après ce premier échange, il décida qu'il devait lui apprendre la langue, puisque les adultes n'en avaient pas le temps. La fillette le suivait partout à travers la caravane. Couverte d'un grand draps pour se protéger du soleil et ne pas faire une nouvelle insolation, elle répétait chaque mot qu'il lui disait en désignant divers objets, apprenant leurs noms.

Elle ne perdait pas de vue la mission qui lui avait été confiée par les siens. Mais les adultes étaient encore plus forts qu'elle, et qui plus est habitués au climat extrême de leur planète, ce qu'elle n'était pas. La journée, elle mourrait de chaud, et lorsque le soir rafraichissait l'air, elle était si fatiguée par la journée de marche sous le soleil bleu qu'elle s'écroulait rapidement. Elle s'endormait chaque nuit sur la pensée qu'elle pourrait toujours commencer le lendemain à remplir sa mission.

Mais chaque jour qui passait la rendait plus réticente à s'exécuter que le précédent. Elle se liait d'amitié avec Noah, elle s'intégrait aux jeux des autres enfants de la caravane, surprenant ses camarades de jeu par son extraordinaire endurance et sa force non moins impressionnante, selon les standards d'un enfant natif de cette planète.
Elle était souvent violente lors de ces jeux, mais si les enfants étaient autonomes, ils étaient toujours sous la surveillance d'un ou plusieurs adultes, et lorsqu'elle devenait dangereuse, ils l'éloignait des groupes de jeux. Elle en devenait furieuse, et il arriva même que l'on fut obligé de l'attacher pour l'empêcher de faire du mal à quelqu'un. Lorsque l'on se rendit compte que saisir sa queue suffisait à la priver de ses forces, on n'eut plus besoin de la ligoter pour la pacifier. Elle apprit rapidement que si elle voulait continuer à jouer avec les enfants, elle devrait se montrer moins brutale.

Lorsqu'enfin la caravane atteignit l'Oasis suivant, ce fut l'occasion d'un nouveau choc pour la fillette. plusieurs semaines de voyage, à manger des fruits et des légumes séchés, alors que leurs réserves d'eau tiraient sur la fin, ils arrivèrent en vue d'arbres gigantesques, puis des premiers bâtiments construits autour du point d'eau.
Habituée à l'architecture sphérique des Saiyans, elle fut choquée de voir que les natifs de cette planète construisaient leurs maisons de forme rectangulaire. Plus on montait dans les étages, et plus ils occupaient de superficie, ce qui donnait à chaque bâtiment la forme étrange d'une pyramide à l'envers. Noah, lorsqu'il constata sa surprise, lui expliqua que cela permettait de faire de l'ombre aux étages en dessous, et ainsi de conserver une certaine fraîcheur au plus proche du sol. En outre, cela laissait plus de place pour la circulation des hommes et des Chirras.

Intimidée, Wykka se fit plus discrète que jamais au milieu des centaines d'autochtones qui déambulaient entre les maisons et les commerces. La caravane s'installa aux abords de la ville, près de l'Oasis, et laissèrent les Chirras libres de s'abreuver tout leur soul et de remplir leurs poches d'eau. Eux-même montaient leurs échoppes, et Noah lui apprit que la caravane allait d'Oasis en Oasis pour commercer du matériel et de la nourriture. Ils resteraient sur place pour une dizaine de jours, revendant et achetant, réunissant des vivres, et les enfants étaient libres de jouer pendant la journée avant de devoir rentrer au camp pour aider à la préparation du repas.

Cette période fut l'occasion pour Wykka d'en apprendre beaucoup sur la culture des habitants de cette planète. En outre, elle apprit le nom que lui donnait ses habitants, Shahanah. Le Grand Désert. Elle apprit de nouveaux mots, propres aux villes, et peu à peu, elle assimilait la langue locale. Si son apparence suscitait la curiosité des Shahanans, ils étaient trop peu civilisés pour penser à faire d'elle un sujet de tests ou d'expériences quelconques.

Elle avait eu de la chance lorsque la caravane l'avait récupérée. Leur vie toute entière étant axée autour de leur survie, ils n'avaient pas trouvé le temps de la dénigrer ou de développer de la xénophobie envers elle. Ils étaient trop occupés à faire tourner leur commerce et à se défendre contre les menaces constantes du désert. Le soleil n'était pas leur seul ennemi, ni le plus acharné. Il leur arrivait aussi de rencontrer des pillards, ou encore les terribles dragons des sables qui vivaient enterrés sous les dunes.
A coté de ça, la fillette n'était pas une grande menace pour eux. Elle marchait, elle était assez intelligente pour apprendre à parler, elle pourrait avoir son utilité pour la caravane une fois grande, même avec son curieux handicap faciale et sa résistance médiocre à la chaleur omniprésente de la planète. Elle avait même des mains, ce qui prouvait qu'elle était une créature habile. Elle aurait sa place parmi eux.



Partie III - La Saiyan au milieu des Shahanans

Le temps passait, et la vie de Wykka était rythmée par les phases de voyage entre deux Oasis et les périodes de halte où ils commerçaient avec les sédentaires. La seule chose qui brisait cette routine était la période des moussons. Chaque année, la pluie éclatait et ne cessait pas pendant plusieurs mois, et chaque année ces averses diluviennes étaient l'occasion de grandes fêtes pendant lesquelles la caravane ne bougeait plus de l'Oasis où elle avait posé ses roulottes.
Les Shahanans appelaient cette période "le renouveau", car cette pluie était tout ce qui empêchait leur monde de brûler sous leur soleil bleu. Les mariages étaient tous célébrés lors de ces quelques mois de pluie, et beaucoup de bébés étaient conçus à l'occasion de ces fêtes.
La famille était prépondérante dans la culture Shahanan. Chaque mariage scellait le lien entre deux familles, mais la société était polygame, tant pour les mâles que pour les femelles, si bien qu'il arrivait souvent que la peuplade d'un oasis ne forme qu'une seule et gigantesque famille. Et bien que Wykka ne fut pas membre de cette race, elle fut intégrée de bon coeur à la "famille" formée par la caravane qui l'avait receuillie.

Malgré ses différences, la Saiyane s'intégrait bien parmi les autochtones. Si, dans un premier temps, il en était allé de sa survie sur ce monde inhospitalier, avec le temps, cela devint de plus en plus par goût que par nécessité.

Chaque jour, elle se trouvait de moins en moins d'excuses pour ne pas remplir sa mission. En se réveillant le matin, elle se disait qu'elle devait se mettre au travail. Puis, elle rencontrait Noah, et elle reléguait cette pensées au fin fond de son esprit, souhaitant passer un jour de plus avec son premier et unique ami, avec la caravane...

Elle ne voulait pas retourner sur Plant. Elle ne voulait pas vivre avec cette mère qui ne la considérait pas, avec ces gens qui pensaient que la force était le seul atout d'un individu. Ici, elle n'avait pas besoin d'avoir un bon potentiel pour être utile. Elle voyageait sous un soleil de plomb, dormait sous des piles de couverture, mais elle se sentait chez elle, plus qu'elle ne l'avait jamais été sur sa planète natale.

Cela ne l'empêchait pas de se sentir coupable vis à vis des siens. Et si, peu à peu, ses souvenirs se déformaient et s'estompaient, elle pensait tellement à sa mission qu'elle ne parvenait pas à l'oublier. Elle devait tuer ces gens, tous. Mais elle les aimaient.

Son malaise était perceptible, mais il fallut plusieurs années pour qu'elle n'ose s'en ouvrir à Noah. Il ne la crut pas vraiment, mais devant la détresse de son amie, il fit de son mieux pour la rasséréner. La Saiyane trouvait tristement amusant qu'un membre du peuple qu'elle devait détruire la console de ne pas trouver la force intérieur de remplir sa mission. Mais elle finissait invariablement ces conversations par les mots suivants :

" Je pourrais toujours vous tuer demain... "

Mais le lendemain, elle ne le faisait toujours pas.

En grandissant, la force de la demoiselle ne cessait de se développer. Après quelques années seulement, elle commençait à atteindre le niveau des adultes standards Shahanans, quand bien même elle ne fut même pas encore adolescente. Les défenseurs de la caravane lui proposèrent de la former au maniement des armes avec lesquelles ils défendaient leurs convois des quelques bandits qui sévissaient dans les déserts ou des dragons des sables. Son sang bouillant de Saiyan se réjouit à cette perspective, d'autant qu'elle avait mille raisons d'accepter. Apprendre à se battre, développer sa force, être un jour capable de mener sa mission à bien... Et puis, tuer les pillards et les dragons des sables, c'était un premier pas vers l'extermination de la population de Shahanah... Non ?

Les années passaient. "je pourrais toujours vous tuer demain" devenait un concept de plus en plus abstrait pour Wykka. Ses préoccupations se tournaient de plus en plus vers la défense de la caravane. Elle s'entrainait dure pour protéger ceux qu'elle considérait comme les siens, malgré les différences qui la séparait d'eux.
Elle s'habituait au climat si particulier de sa planète d'adoption, et les températures extrêmes devenaient de plus en plus supportables, même si elle devait se protéger du soleil pour ne pas brûler sa peau blanche. Cela faisait beaucoup rire Noah, qui la taquinait sur le fait qu'elle aurait pu briser un Chirras à main nue mais que toute sa force ne valait rien face à la puissance de leur soleil. Elle en riait elle-même volontiers.

Wykka grandissait, et elle se sentait plus Shahanane que Saiyane. Mais les choses n'étaient pas destinées à en rester là pour la demoiselle.



Partie IV - Ce n'est pas chez toi

Wykka avait bien évolué depuis son arrivée sur le "tas de sable". De gamine perdue et mal aimée, elle était devenue le défenseur de la caravane qui l'avait adoptée, plus forte que n'importe quel autre Shahanan. Si elle avait tout oublié de Plant, elle se souvenait que cette planète n'était pas son monde d'origine et qu'elle était censé la détruire. Ce qu'elle n'avait aucunement l'intention de faire à présent.

Elle avait vingt-et-un an lorsque Noah lui apprit qu'ils approchaient de l'oasis non loin duquel elle avait été trouvée. Cette nouvelle troubla énormément la demoiselle, mais elle refoula ses inquiétudes. Ce monde était le sien maintenant, et il était hors de question qu'elle l'abandonne pour quelques souvenirs flous et désagréables. Parfois, son ami de toujours lui demandait si les siens ne lui manquaient pas. Elle secouait alors la tête, et lui souriait comme elle avait appris à le faire, avec les yeux.

" Pas le moins du monde... Je me sens bien avec vous. Je suis fière de pouvoir me revendiquer Shahanane. "

Néanmoins, les deux amis échafaudaient des plans pour retrouver la capsule dans laquelle la Saiyane était arrivée. Lors qu'enfin la caravane arriva aux abords de l'Oasis tant attendu, Noah et elle demandèrent l'autorisation au doyen du groupe de s'absenter pour quelques jours. Tout deux effectuant un excellent travail, et l'Oasis étant un lieux assez sûre, la permission leur fut donnée. Ils réunirent quelques vivres et partirent à la recherche de l'antique vaisseaux.

Noah se souvenait qu'il se trouvait à environ une journée de voyage de l'Oasis, mais les lieux avaient beaucoup changés en quinze ans, et le vent avait dû souffler si souvent qu'il leur fut impossible de retrouver le lieux du crash. Pour Wykka, c'était un signe. Elle n'avait aucune voie de retour. Shahana était sa vie à présent, et elle avait bien choisi lorsqu'elle avait décidé de s'intégrer à son peuple. C'est l'esprit plus léger qu'elle reprit la route avec Noah pour retrouver leurs camarades à l'Oasis.

Mais quelque chose n'allait pas. Pas du tout.

Environ à mi-chemin, ils virent d'épais panaches de fumée s'envoler de la cime des arbres. Craignant un incendie, nos deux amis se pressèrent autant qu'ils le pouvaient vers l'Oasis. Mais les entrailles de Wykka étaient nouées. Elle avait l'impression que l'incendie était le dernier de leurs soucis... Peut-être étais-ce cette histoire de capsule qui la troublait ?
Noah était moins endurant qu'elle, mais elle refusa de l'abandonner derrière elle. Les dragons des sables étaient rares, aussi proches d'un Oasis, mais on n'était jamais trop prudent. Alors que le soir tombait, que les rayons bleutés disparaissaient derrière l'horizon, ils arrivèrent enfin à l'Oasis... Pour le découvrir totalement dévasté.

Il n'y avait pas un Shahanan pour luter contre les flammes qui prenaient un peu partout dans les arbres, pour la simple et bonne raison qu'ils étaient tous morts. Un véritable charnier. Même un dragon des sables n'aurait pas fait un tel carnage...
L'odeur de la chair brûlée prit Wykka à la gorge, et elle porta sa main à sa bouche pour se retenir de simplement vomir le contenu de son petit-déjeuner sur le sol calciné. A coté d'elle, Noah n'en menait pas plus large. Incapable de pleurer, ses yeux noirs scintillaient d'une tristesse accablante, et il semblait tétanisé sur place.

Des deux, la Saiyane fut la plus prompt à sortir de sa stupeur lorsqu'elle entendit des bruits de pas dans les fourrés. Immédiatement sur le qui-vive, elle se mit en garde entre Noah et la source du bruit, qui ne tarda pas à émmerger d'entre les arbres.

La demoiselle n'avait jamais rien croisé de tel sur cette planète... En dehors d'elle-même. L'homme était à peine plus grand qu'elle, bien en dessous de la taille des Shahanans, et son visage ressemblait tellement au sien qu'elle avait l'impression de se voir dans un miroir. Deux yeux, un nez, une bouche avec des lèvres, des oreilles arrondies, pas le moindre gramme de fourrure, de plume ou d'écailles sur ce visage. Il lui paraissait curieusement disgracieux.
Il tirait nonchalament sur le col de son armure, visiblement mort de chaud. Dans son autre main, il tenait négligemment la patte arrachée d'un Chirras qu'il avait vraisemblablement fait griller dans les flammes de l'incendie.

" ...Tiens ? "

Semblant tout juste remarquer la présence de Wykka et Noah, il leur adressa un immense sourire, que la demoiselle eut du mal à reconnaitre comme tel, habituée qu'elle était à l'absence d'expression marquée chez les Shahanans. Tout ce qu'elle percevait, c'était la méchanceté exprimée par son regard d'obsidienne, ainsi que la posture fière de son corps. Ce n'était pas un homme dont elle avait envie de se sentir proche. Et pourtant...

Elle le reconnaissait. Pas personnellement, mais comme l'un des siens. Il était comme elle, jusqu'à la queue touffue qui ondulait dans son dos, et que son vis à vis enroulait autour de sa taille.

Celui qu'elle devinait être un Saiyan dit quelque chose dans une langue familière pour elle.

" Wykka, que...? "

Elle l'interrompit d'un regard, et le Shahanan se tut. Il réalisait enfin que tout ce que son amie lui avait dit était sans doute vrai. Qu'elle venait d'une autre planète, qu'elle était chargée d'exterminer la population de son monde. Comment interpréter autrement ce qu'il avait sous les yeux ?
Pour la Saiyane, la situation était encore plus difficile. Elle se sentait terriblement mal. Elle s'était attachée à ce monde, à ses habitants, elle s'était convaincue qu'elle était ici chez elle, et qu'il lui suffisait simplement de vivre sa vie... Et elle découvrait qu'il n'en était rien. Que cette mission, son seul souvenir de sa vie avant Shahanah, était réelle... Et que quelqu'un était venu la mener à bien à sa place.

Si elle n'avait pas compris tout ce que l'autre... Saiyan avait dit, elle en avait saisit l'idée générale. Elle n'avait pas pratiquée sa langue maternelle depuis plus de quinze ans, mais en entendant les sonorités familières, sa mémoire se mettait en branle et compensait ses lacunes tant bien que mal. Elle saisissait qu'il se moquait d'elle, qu'il la reconnaissait. "Basse classe"... Ce mot lui était par trop familier. Elle l'avait entendu pendant les quatre années qu'elle avait passées sur Plant. Même le nom de la planète lui revenait.

Mais si elle parvenait à saisir le sens des paroles de l'autre Saiyan, elle avait complètement oublié comment parler sa langue natale. Comment lui faire comprendre qu'il devait s'en aller et les laisser en paix ? En avait-elle seulement envie ? Son regard se posait sans cesse sur un nouveau corps, sur une nouvelle portion du carnage, et elle sentait la rage l'envahir.
Non, elle n'avait pas envie de le voir partir. Elle voulait le voir mort, comme n'importe quel pillard.

Il parlait, mais la guerrière ne l'écoutait pas. Le monde semblait se voiler de brume autour d'elle. La seule chose dont elle avait conscience, c'était la présence de Noah, derrière elle, bel et bien vivant. Elle devait le protéger, qu'au moins lui reste en vie. Il était trop tard pour les autres... Mais elle devait se débarrasser de cet envahisseur.

" Noah... Éloignes-toi. Vite. "

Sans attendre de voir s'il lui avait obéi, elle s’élança en avant en hurlant, la fureur l'empêchant de se contrôler. Mais alors qu'elle allait abattre son poing sur l'ordure qui avait détruit sa vie, il se déroba, et elle ne frappa que le vide. Vif comme l'éclair, il passa dans son dos et se saisit de sa queue, la serrant avec force.
Wykka sentit ses forces l'abandonner. Elle s'écroula en tremblant, à quatre pattes dans les cendres. Sa main tomba sur un pan de vêtement, et son regard se posa sur le visage d'un Shahanan. Son regard était vidé de toute vie, son bec légèrement entrouvert... Le trou béant dans sa poitrine ne laissait aucun espoir qu'il se relève. La Saiyan reconnut en lui un garde de caravane avec lequel elle avait travaillé.
Puis elle sentit un violent choc à l'arrière de sa nuque et elle s'écroula, inconsciente.

Lorsqu'elle reprit conscience, il faisait plein jour, et elle avait sévèrement mal au crâne. Elle avait l'impression de retourner à l'époque où, enfant, elle ne supportait pas la chaleur et avait en devenait migraineuse. Sauf que cette fois, la douleur partait de sa nuque, se réverbérant à travers toute sa boite crânienne.

Repoussant résolument cet inconfort, elle se redressa, tandis que ses souvenirs les plus récents envahissaient sa mémoire. Un Saiyan était venu. Il avait massacré les habitants de l'Oasis, les membres de la caravane... Où était-il ?

Réagissant au quart de tour, elle se releva, se mettant en garde. Mais son ennemi n'était nulle part. A vrai dire, elle n'était même plus à l'Oasis. Elle était au beau milieu du désert, au fond d'un cratère de sable formé par...

La capsule. Blanche, ronde, un simple hublot permettait à la personne à l'intérieur de voir le monde autour du petit vaisseau. Elle était vide, et sa porte était relevée, permettant à Wykka de voir le siège de pilotage et quelques appareils clignotants. Tout cela lui semblait surgir d'un très lointain passé, et elle avait une impression étrange de familiarité et d'étrangeté mêlés.

Un instant, elle envisagea d'examiner la capsule de plus près, mais elle se ravisa. Elle avait résolu de laisser ce passé derrière elle, et Noah n'était pas avec elle. Elle devait le retrouver... Tant qu'elle n'aurait pas vu son cadavre, elle refuserait d'envisager la possibilité qu'il fut mort.

Elle rabattit le capuchon de sa pèlerine sur ses yeux et s'extirpa d'un bond du cratère, cherchant des traces de pas, des panaches de fumée, n'importe quoi qui put lui indiquer une direction à prendre... Mais il semblait qu'elle était perdue au beau milieu de nulle part. Aucune trace ne permettait de dire qu'elle avait été trainée ou portée en ce lieux. Les Saiyans disposaient-ils d'une technologie permettant de se déplacer d'un endroit à un autre sans laisser de piste ?

Désemparée, la demoiselle allait décider d'une direction de manière parfaitement arbitraire, mais un drôle d'éclat dans le ciel l'en dissuada. Elle regarda cet éclat, qui grossissait rapidement, et bientôt elle distingua la forme de son congénère. Il volait dans le ciel, et il portait un objet très semblable à la capsule dans le cratère derrière elle, quoi qu'en bien plus crasseise. Elle donnait même l'impression d'avoir été un peu entamée par la mâchoire d'un dragon des sables.

En la voyant, le Saiyan dit encore quelque chose sur un ton moqueur en se posant à coté d'elle, et elle se mit en garde, enroulant sa queue autour de sa taille comme le faisait l'autre. C'était sans doute un moyen de ne pas exposer ce point faible. Il eut un rictus dont elle ne parvint pas à déchiffrer le sens, puis lui désigna la capsule qu'il venait de laisser tomber sur le sol en prononcant une nouvelle phrase au sens tout aussi obscure. Elle secoua un peu la tête en signe d'incompréhension. Elle avait envie de le tuer, mais elle ne pourrait pas se le permettre tant qu'elle ne saurait pas où était Noah.

Ravalant sa fureur, elle serra les poings. Comme il ne semblait pas être agressif avec elle, juste horriblement moqueur, elle ne l'attaqua pas. De toute manière, vu la manière dont s'était soldé leur dernier combat, la jeune femme ne se faisait pas beaucoup d'illusions quand au résultat d'une prochaine confrontation, du moins dans l’immédiat.

" Qu'as-tu fait de Noah ? "

L'autre saiyan la considéra pendant un moment, puis il éclata d'un rire qui n'avait rien d'amical. Une nouvelle phrase, prononcée sur un ton narquois, et il agita la main comme pour lui signifier qu'il n'avait que faire d'elle avant de se pencher sur la vieille capsule. Intriguée malgré elle, Wykka le regarda tripatouiller une minute l'appareil, jusqu'à-ce que le réceptâcle s'ouvre, dévoilant un intérieur en tout point semblable à celui de la capsule du cratère. Il s'affaira encore un moment dans l'habitâcle, puis se redressa.

Il semblait vouloir qu'elle monte dans le vaisseau. Elle secoua la tête, reculant de quelques pas. Elle devinait qu'il voulait s'en aller avec elle, or elle refusait de laisser Shahanah derrière elle. Cette planète était sa maison. Son foyer. Il fronça les sourcils, s'énerva, et proféra de nouvelles paroles sur un ton menaçant qui lui fit froid dans le dos. Mais elle refusa de monter dans la capsule. Après encore quelques mots sur un ton dépité, il s'approcha d'elle, et elle recula, à nouveau en garde. Elle ne se laisserait pas emmener sans combattre !

D'un mouvement si vif qu'elle put à peine le suivre des yeux, il s'élanca droit sur elle. Elle se jeta sur le coté de justesse, évitant l'assaut, mais il se rétablit promptement et, d'une main, se saisit de sa cheville. Emportée par une force bien plus grande que la sienne, elle se sentir perdre le contrôle de sa chute. Le Saiyan la souleva du sol et l'y abattir d'un coup violent, la sonnant à moitié. Heureusement, le sable avait ammorti le choc, mais cet instant de décontenance permit à son assaillant de se saisir à nouveau de sa queue.

Privée de ses forces, elle se débattit faiblement tandis que l'autre la traînait dans le sable jusqu'à la capsule et la fourrait de force sur le siège. Il l'y sangla solidement, sans lâcher sa queue, puis tapota quelques boutons et s'écarta vivement tandis que la porte de la capsule se refermant sur elle, scellant son destin.



Partie V - Retour au bercail

Shahanah. Le désert, les oasis, la caravane... Noah.

Lorsqu'elle s'éveilla du sommeil induit par le programe de voyage de la capsule, tout lui revint en mémoire. La manière dont l'oasis où ils faisaient halte avait été attaqué, le saiyan, leur affrontement unilatérale, la défaite cuisante qu'elle avait essuyé, à deux reprises, la manière dont il l'avait fourrée dans la capsule... Elle ne l'avait même pas senti décoller.

La porte venait de s'ouvrir au dessus d'elle, et elle arracha les sangles qui la maintenaient en place avant de sauter hors du véhicule. Sa brusque irruption fit sursauter deux personnes penchées sur son véhicule, toutes deux vêtues comme le saiyan qui avait rasé l'oasis. La seule chose qui les différenciaient de lui aux yeux de Wykka était leur coiffure, et un léger renflement sous l'armure que portait l'une des personnes devant elle et qui la désignait comme une femelle.

" ...Plant. "

Elle était de retour sur sa planète natale. Les reliefs rougeoyants lui étaient familiers. La lumière était trop ténue pour ses yeux, habituée qu'elle était à la lumière bleue de Shahanah, et elle avait du mal à discerner certains détails. Remis de leur surprise, les deux saiyans prononcèrent quelques mots en consultant une feuille beaucoup trop blanche pour être naturelle et couvertes d'idéogrames qui n'avaient aucun sens pour Wykka, puis l'un d'eux, la femme, l'invita à la suivre d'un signe de la main.

Elle n'avait pas un million de choix disponibles... Elle suivit la Saiyane.

Redécouvrir son monde fut une expérience étrange pour Wykka. On la conduisit à travers de longues coursives, et elle ne pouvait pas s'empêcher de sursauter au moindre bip, à la moindre voix désincarnée qui résonnait entre les murs étroits et d'une brillance surnaturelle.

On se rendit rapidement compte qu'elle ne parlait plus du tout sa langue natale. Sa réaclimatation débuta donc par là. Il lui fallut réapprendre à parler la langue de ses semblables, à déchiffrer les idéogrames qui n'avaient pour elle aucun sens... Mais elle devait être capable de communiquer avec les Saiyans si elle voulait savoir ce qu'il était advenu de Shahanah.

Elle s'inquiétait terriblement pour Noah. Plant était un monde froid et sans âme à ces yeux, d'autant plus que les Saiyans ne semblaient pas la tenir en très haute estime... A mesure que sa maîtrise de la langue lui revenait, elle comprenait pourquoi : Elle n'avait pas été capable de remplir une mission "aussi simple que nettoyer une planète aussi minable". On lui avait laissé quinze ans, et elle avait été infoutue de les mettre à profit pour remplir sa mission. Pire encore, elle s'était intégrée aux indigènes. Elle s'était montrée "faible".

Deux ans passèrent, pendant lesquels elle apprit à vivre à nouveau parmi les Saiyans. Elle parlait à nouveau la langue courrament, mais son accent décontenancait parfois les autres guerriers de l'espace. Elle avait une très net tendance à prononcer les voyelles du fond de la gorge et à faire claquer les consonnes, ce qui n'empêchait pas sa voix d'être étrangement musicale. Elle rythmait également ses paroles un peu différemment de ce qui était courant parmi les siens, et il arrivait régulièrement qu'on lui fasse répéter des phrases, ce qu'elle avait en horreur.
Elle apprit également à utiliser la technologie Saiyane, bien qu'elle ne se montre pas très à l'aise avec, préférant les matériaux naturels et les appareils fonctionnant selon une logique apparente. L'éléctronique la laissait perplexe.
Mais si cette technologie ne la mettait pas en confiance, elle devait admettre qu'elle était bien pratique dans la vie quotidienne. Du jour où elle découvrit la douche, elle devint incapable de s'en passer.

Elle ne supportait pas les provocations dont elle était assaillie à longueur de temps. Il ne passait pas une journée sans qu'elle n'en vienne aux mains avec l'un ou l'autre Saiyan habitant le complexe où elle avait été rapatriée. Il était rare qu'elle l'emporte. Mais personne ne cherchait à réfréner ses élans de violence comme sur Shahanah. Au contraire, elle avait plutôt l'impression qu'on les encourageaient. Et à chaque fois qu'elle mordait la poussière, à chaque fois que son poing s'abattait sur un visage ensanglanté, elle avait l'impression de trahir un peu plus les siens. De retour sur sa planète natale, elle cédait à nouveau aux instincts guerriers de son peuple.

Se battre devenait la seule chose qui la faisait se sentir à nouveau vivante.

Finalement, elle apprit ce qu'il était advenu de son monde d'adoption. Après l'avoir renvoyée sur Plant, le Saiyan qui l'avait récupérée, Mélone, avait entreprit d'accomplir la mission qu'elle n'avait pas été fichue de mener à bien.

Il avait nettoyé le "tas de sable".

Quinze années de vie, balayées d'un revers de main. Toute vie avait disparu de la surface de Shahanah. Il ne restait plus la moindre trace de la culture qui avait fait d'elle la femme qu'elle était aujourd'hui. On avait revendu la planète à quelqu'un, qui y avait envoyé des machines forer à la recherche de minerais.

Et son "peuple" était responsable de ce massacre.

Le lendemain, elle avait disparu du complexe.



Partie VI - Une famille au sens premier

Il fallut beaucoup de temps à Wykka pour se remettre du choc provoqué par le "nettoyage" de Shahanah. Elle disparut des villes Saiyanes pendant plusieurs mois, écoeurée par les moeurs barbares de ses paires et par leur mépris désinvolte de la valeur d'une vie.

La jeune femme avait un besoin désespéré de se sentir partie intégrante te quelque chose. Le monde qu'elle avait choisi comme le sien n'existait plus, elle ne parvenait pas à s'identifier à celui que l'on voulait lui imposer... La famille était importante aux yeux des Shahanans, et elle avait envie, besoin, de retrouver de tels liens. Alors, suivant la conception de "famille" des Saiyans, elle décida de retrouver ses parents.

Elle ne se faisait pas d'illusion. D'après les souvenirs épars qu'elle conservait de ses quatre premières années de vie, elle comprenait bien que ce ne devaient pas être des saints. Mais elle avait besoin d'un but, et celui-ci était aussi valable qu'un autre.

La jeune femme refit son apparition en ville pour consulter les fichiers concernant les populations Saiyans. Elle n'eut aucun mal à retrouver son propre nom, ainsi que la ville dans laquelle elle était venue au monde et la puissance à laquelle on l'avait évaluée à sa naissance. Son coeur se serra à la mention du "tas de sable" sur lequel on l'avait envoyé, anoté "Sable 10" sur le document numérique. Le fichier indiquait également le nom de ses parents. Il était si facile de trouver une information avec cette machine...

Son père était malheureusement décédé. Il avait un autre fils, né d'une autre femme, décédée elle aussi. Le bébé avait été envoyé sur une planète à nettoyer, tout comme elle. Sa mère était encore en vie. Elle avait eu bien six enfants, tous de pères différents. Wykka était la première, puis il y avait eu deux garçons, une fille, encore un garçon, puis une dernière fille. De tous ses enfants, seule la dernière avait été évaluée puissance à la naissance et était restée sur Plant, tous les autres avaient étés envoyés sur d'autres planètes. Munie de papier et d'un stylo, la jeune Saiyane prit des notes sur les noms de sa mère, de ses frères et de ses soeurs.

Le fils de son père, Arachitz. Puis les enfants de sa mère. Korn, Kurj, Skaroll, Tiron et la dernière, Navat. Elle prit également en note les planètes sur lesquels ils avaient étés envoyés, et dans le cas de sa mère et de sa dernière soeur la ville à laquelle elles habitaient.

Décidant de commencer par là, elle emprunta un vaisseau pour se rendre au complexe où habitaient sa mère et sa soeur, les deux vivant au même endroit. Le voyage ne fut pas très long. A vrai dire, Wykka ne cessait de s'émerveiller de la vitesse à laquelle avancaient ces engins, comparés à celle de la caravane avec laquelle elle avait voyagé toute sa vie. Et ce moyen de transport était tellement moins dangereux, n'exposant pas les voyageurs aux pillards et aux dragons des sables... Avec nostalgie, elle tenta d'imaginer comment aurait été la vie sur Shahanah avec de telles engins. Puis elle secoua la tête. Cela ne servait plus à rien maintenant...

Rencontrer sa mère ne fut pas une expérience particulièrement agréable pour la jeune femme. Sa mémoire ne lui avait pas fait défaut, et la femme était aussi désagréable que dans son souvenir. Il lui fallut un bon moment pour reconnaitre sa première née, et cette reconnaissance ne la rendit que plus méprisante encore.
Navat était encore pire. Quelque part, Wykka la pleignait. Bouffie d'orgueil, certaine de sa propre importance, sa mère lui mettait une telle pression que la fillette de neuf ans à peine passait ses journées à s'entrainer dans l'espoir de grapiller quelques miettes d'affection de la part de Mira, qui ne la considérait que pour sa puissance. Wykka avait beau être une basse classe, son exile sur une planète étrangère lui avait au moins permis de découvrir une famille, qui l'aimait pour elle-même, et non uniquement pour son potentiel de destruction...

Elle resta néanmoins quelques temps avec ce simulacre de famille, tentant de nouer des liens avec elle... Mais c'était peine perdue. Elle n'arrivait à rien. Au bout de quelques mois, elle s'en alla finalement, dégoutée par le mépris de sa mère et la prétention de sa soeur. Les Shahanans avaient beau être des barbares, ils avaient un véritable sens de la famille... Ses anciens amis lui manquaient plus cruellement que jamais. Elle perdait espoir... Mais le reste de sa famille serait peut-être différente ?

Se renseignant à nouveau, Wykka découvrit que son premier frère du coté de sa mère était rentré, tout comme elle, de sa mission de nettoyage... Mais la mention "succès" sur son dossier inquiéta la jeune femme. Il était actuellement en mission sur une autre planète. Elle ne savait pas si elle avait très envie de le rencontrer dans ces circonstances. Son second frère et sa première soeur avaient disparus peu après être rentrés de leur premier nettoyage de planète, et son dernier frère n'était pas encore revenu de sa première mission.
Son frère du coté de son père était dans le même cas que ce dernier, bien qu'il n'ait que trois ans de moins que Wykka.

D'une certaine manière, elle se considérait responsable de chacun d'entre eux. Même de Navat. Même si elle était une basse classe, elle restait leur grande soeur, et si sa mère ne s'occupait pas d'eux, alors c'était à elle de le faire... Shahanah n'était plus qu'un cailloux désert, mais elle avait encore une famille chez les Saiyans. Elle devait retrouver ses frères et ses soeurs. Et même s'ils ne devaient jamais former une vraie famille, au sens où elle l'entendait, elle devait au moins essayer, tenter quelque chose...

Alors elle se rendit à un astroport. Elle réquisitionna un vaisseau et se lança à la recherche de sa famille perdue. Elle craignait de n'aller que de déception en déception, mais elle était tenace. Elle n'abandonnerait pas tant qu'elle aurait un espoir, au moins de tous les rencontrer.



DERRIÈRE L’ÉCRAN


  • Pseudo : Moe, Yureliom... Mais tout le monde sait bien que je suis une chouette.

  • Âge : 26 ans maggle.

  • Comment avez-vous connu le forum ? J'fais parti des fonda'

  • Vous connaissez bien l'univers de Dragon Ball ? J'viens de me retaper la lecture de la totalité des mangas Dragon Ball 'w' (jusqu'à la saga Buu en gros... Non y'a JAMAIS eu de suite u_u Tout n'est qu'illusion...)

  • Un truc à nous dire ? Houh.

  • Avez-vous lu le règlement ? Non seulement je l'ai lu, mais en plus je l'ai rédigé.
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Dim 23 Juin - 2:22
Korn
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Plus sérieusement, au niveau du physique et du mental on sait directement à quoi s'attendre, on a quelque chose de très remplie qui permet de rapidement se faire une idée du personnage et de son tempérament.

Pour l'histoire: C'est long... Mais ça se dévore

Bon par contre, j'ai quand même réussit à repérer quelques erreurs d'accord et des erreurs, du genre, un mot qui tu voulais sûrement effacer mais que tu as oublier de faire. Mais, en connaissance de cause, sur une histoire aussi longue, je peux comprendre que c'est compliqué de corriger absolument tout.
On comprend tous les enjeux, le développement du personnage, la race de la planète assez intéressante. C'est bien de voir comment elle s'est détournée du "travail" des Saiyens.

J'ai donc l'immense plaisir de te valider à 14 000 unités ! Je te laisse le soin de faire la fiche technique de ton personnage, j'imagine que tu sais déjà comment faire '^'
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